Le huitième de finale de la CAN 2025 entre l’Algérie et la RDC a tenu le public en haleine pendant près de deux heures. Dès le début, la RDC s’est montrée intraitable : compacte, organisée et disciplinée, elle a neutralisé toutes les offensives algériennes. Amoura, isolé en pointe, voyait ses courses réduites à néant, et les ailes algériennes manquaient de percussion. La première mi-temps s’achevait sur un sentiment de frustration : un match fermé, haché, où chaque action semblait se briser avant de pouvoir éclore.
La seconde période a offert un sursaut d’intensité. L’Algérie a pressé plus haut, enchaîné les passes rapides, tenté d’ouvrir le bloc congolais. Mais la RDC est restée solide, refusant les espaces et misant sur la patience. Chaque minute rapprochait les prolongations, et avec elles, la tension devenait presque insoutenable. Les supporters retenaient leur souffle, conscients que le destin du match pourrait basculer à tout instant.
Puis, à la 118ᵉ minute, la délivrance est arrivée. Entré quelques minutes plus tôt, Boulbina a pris le ballon au cœur de la surface, ajusté sa frappe et déclenché un tir fulgurant, puissant et imparable. Le ballon a heurté le filet et le stade a explosé : cris, drapeaux, larmes de joie… toute la tension accumulée pendant deux heures se libérait en un instant.
La RDC, héroïque mais malchanceuse, quittait le terrain la tête basse. L’Algérie, elle, filait en quart de finale, portée par cette frappe décisive dans les toutes dernières minutes, symbole d’un match longtemps verrouillé mais finalement tranché par l’éclat d’un seul joueur. À la 118ᵉ minute, Boulbina est devenu l’homme du match et le héros d’une nation.
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