Le Parquet Général près la Cour d’appel de Conakry a publié un communiqué officiel, a levé le ton contre ce qu’il appellle « des propos sont régulièrement diffusés sur certaines plateformes numériques attribuant, de manière calomnieuse et sans aucune base factuelle, de graves actes d’enlèvement ou de disparition à l’autorité publique ».
L’institution judiciaire qualifie ces imputations de « non prouvées », soulignant qu’elles « portent atteinte à la dignité des institutions de la République, troublent l’ordre public et participent à une campagne de désinformation dangereuse ».
Tous les dossiers « traités conformément à la loi »
Face aux accusations relayées en ligne, le Parquet Général assure que « tous les faits qualifiés d’enlèvement ou de disparition signalés dans son ressort font l’objet de procédures judiciaires régulières ».
Il précise que ces procédures sont conduites « soit devant les services de police judiciaire conformément à l’article 9 et suivants du Code de procédure pénale, soit devant les juridictions compétentes en application de l’article 38 et suivants du même Code ».
Le Parquet insiste : « Aucun dossier n’a été ignoré ni classé sans suite. »
Rappel du cadre juridique contre la diffamation et les fausses nouvelles
Dans son communiqué, l’institution rappelle que « la Constitution du 2 septembre 2025 ainsi que la Loi L/2015/010/AN du 04 juin 2015 garantissent une protection légale renforcée des institutions de l’État ». Ces textes « prohibent toute forme de calomnie, diffamation, injure publique, offense ou propagation de fausses nouvelles à travers les réseaux sociaux ou tout autre moyen de communication ».
Le Parquet avertit que « toute personne qui, par propos, écrits, publications ou vidéos, se permettrait d’imputer à une autorité publique des faits criminels s’expose à des poursuites pénales pour calomnie, diffamation, injure publique, outrage ou propagation de fausses nouvelles », des infractions réprimées par le Code pénal et la législation spéciale en vigueur.
Appel à la responsabilité
L’institution judiciaire appelle à un usage responsable de la parole publique. « La liberté d’expression, garantie par la loi, ne saurait justifier la diffamation ni l’atteinte à la réputation des institutions de la République chargées d’assurer la stabilité, la sécurité et la justice dans notre pays », souligne-t-elle.
Le Parquet affirme enfin « son attachement à la protection de l’image des autorités publiques, tant en Guinée qu’à l’international » et assure que « toutes les infractions commises en ligne ou hors ligne à cet égard feront l’objet d’un traitement rigoureux ».
Laguinee.info







