Les nouvelles autorités militaires de Guinée-Bissau ont désigné, vendredi 28 novembre, un nouveau Premier ministre pour conduire la transition. Ilidio Vieira Té, jusque-là ministre des Finances, cumulera désormais ce portefeuille avec la direction du gouvernement. Son mandat est fixé pour une durée de douze mois, période au cours de laquelle il devra gérer les affaires courantes et tenter de stabiliser un pays secoué par un nouveau basculement politique.
Au lendemain de la levée des mesures restrictives imposées après la prise de pouvoir, la situation à Bissau reste contrastée. Les transports publics et privés circulent, et quelques taxis ainsi que des motos-taxis ont repris la route. Les marchés ont rouvert, certains commerçants ayant installé leurs étals, mais la fréquentation demeure faible. Beaucoup de habitants avancent avec prudence, dans un climat d’incertitude encore présent.
Les institutions publiques, elles, restent fermées. Seuls les hôpitaux, les centres de santé et les établissements scolaires fonctionnent. Des responsables interrogés expliquent cette prudence par des craintes persistantes autour de la stabilité générale et des risques liés à d’éventuels mouvements politiques.
Pendant ce temps, l’ancien président Umaro Sissoco Embalo a quitté le pays. Il est arrivé jeudi à Dakar, au Sénégal, à bord d’un avion affrété par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, selon plusieurs sources régionales. Sa destination et son statut exact n’ont pas été détaillés, mais ce départ marque une étape supplémentaire dans la recomposition du paysage politique bissau-guinéen.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer la capacité des autorités militaires et du nouveau chef du gouvernement à rétablir un fonctionnement institutionnel normal et à maintenir le calme fragile observé dans la capitale.
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