À mesure que s’approche le scrutin du 28 décembre 2025, le ton se durcit au sommet de l’État. Ce jeudi 27 novembre, le général Mamadi Doumbouya a réuni d’urgence la Commission nationale de défense et de sécurité au palais Mohamed V. Objectif : délivrer des instructions fermes et rappeler que la stabilité du pays ne fera l’objet d’aucune négociation.

Selon la Présidence, le chef de l’État a ouvert la séance en martelant que la protection des populations et la défense du territoire restent « une priorité absolue ». Il a exigé le renforcement immédiat des dispositifs sécuritaires, jugeant indispensable d’imposer un climat de sérénité pour éviter tout dérapage.
Sécurisation du scrutin : une ligne rouge
À trente jours du vote, la sécurité du processus électoral est présentée comme un impératif national. Le général Doumbouya a exigé un encadrement strict du déroulement du scrutin, avant, pendant et après. La Présidence insiste : chaque citoyen doit pouvoir voter librement, sans pression, sans agitation, sans incident.
L’exécutif ne cache plus son inquiétude face à d’éventuelles tentatives de perturbation. Et le message du chef de l’État est sans détour.
« Je ne permettrai à personne de nous ramener en arrière »
La déclaration est tranchante. Évoquant l’état du pays « il y a quatre ans », Mamadi Doumbouya a rappelé le contexte dans lequel il a pris le pouvoir et les réformes menées depuis. Puis il a averti : « Je le dis et je le répète, je ne permettrai à personne de nous ramener en arrière. »
Pour le chef de l’État, l’élan de développement engagé doit continuer « sans interruption ». Il assure que la Guinée restera stable et se donnera « les moyens de préserver cette stabilité ». Une manière de prévenir tout acteur, politique ou autre, tenté de tester la fermeté de l’exécutif.
Instructions serrées au Conseil de défense
La Présidence annonce que les membres du Conseil supérieur de défense nationale ont reçu l’ordre de prendre toutes les mesures nécessaires, sans exception, pour garantir la stabilité du pays dans les semaines à venir. Autrement dit, aucun relâchement ne sera toléré à l’approche du scrutin.
À un mois de l’élection, le pouvoir place donc la sécurité au centre de tout. Le message est clair : l’État entend contrôler chaque étape du processus et ne laisser aucune marge aux imprévus.
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