Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement, a apporté des précisions sur les modalités de participation de l’État guinéen dans le projet minier de Simandou et sur les comparaisons fréquentes avec la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG).
Le ministre a rappelé que le projet Simandou vise une exportation estimée à près de 120 millions de tonnes dès 2026, avec un impact économique projeté à 28 % de croissance du PIB et un revenu direct attendu de près de 670 milliards d’euros pour la même année. Ces perspectives, a-t-il reconnu, ont suscité des débats publics sur le rôle et la part de l’État dans ce projet.
CBG : 49 % de participation liée à des infrastructures financées
Concernant la CBG, souvent comparée au projet Simandou, Ousmane Gaoual a expliqué que les 49 % obtenus par l’État en 1963 ne représentent pas une richesse immédiate, mais une dette liée au financement d’infrastructures essentielles.
« En 1963, l’État guinéen a obtenu 49 % de la CBG. Mais ces 49 % correspondent au financement d’infrastructures telles que le port et les chemins de fer, ce qui a constitué une dette que nous avons continué à rembourser », a-t-il précisé. Selon lui, la contribution économique directe de la CBG au budget national reste limitée, malgré cette participation.
Il a souligné que les infrastructures héritées de la CBG représentent en réalité des engagements financiers : « Nous, on a fait 650 km de chemins de fer sans aucune dette de l’État », a-t-il ajouté, soulignant la différence avec l’héritage de la CBG.
Simandou : application du Code minier et négociations
Pour Simandou, le porte-parole a rappelé que le gisement est divisé en quatre blocs. Les blocs 1 et 2, détenus par Winning, relèvent du Code minier actuel, qui prévoit que « chaque fois que l’État cède ou concède une concession, il récupère 15 % de la valeur du capital ». Ces 15 % sont donc obtenus automatiquement selon la loi.
En revanche, les blocs 3 et 4, attribués à Rio Tinto avant l’entrée en vigueur du Code minier actuel, n’étaient pas soumis à cette obligation. L’obtention d’une participation similaire sur ces blocs a nécessité des négociations supplémentaires avec les investisseurs.
Ousmane Gaoual a conclu en insistant sur la distinction entre les mécanismes de participation automatique prévus par la loi et ceux qui résultent d’accords négociés.
IAC, pour laguinee.info







