Située entre les fleuves Niger et Nianda, la sous-préfecture de Babila traverse une période difficile. Sa mairie, déjà limitée par des moyens modestes, est aujourd’hui confrontée à de sérieuses contraintes qui freinent son développement et la fourniture de services de base à la population rapporte Laguinee.info à travers son envoyé spécial.
Selon Adama Condé, président de la délégation spéciale de la mairie, plusieurs obstacles compromettent le bon fonctionnement de l’administration locale.
« Il n’y a aucune commune en Guinée qui ne souffre pas, surtout nous ici, entre deux fleuves. C’est difficile de venir jusqu’à Babila. Nous avons des ordinateurs qui ne fonctionnent pas faute de courant électrique. Les panneaux solaires sont là, mais les batteries sont inopérationnelles. La rentabilité est minime. Nous n’avons pas non plus de moyens de déplacement pour nos missions. Et côté personnel, il n’y a qu’un seul agent pour trois communes. S’ils pouvaient nous en trouver deux autres, cela nous aiderait énormément », déplore-t-il.
Le président de la délégation spéciale appelle les autorités à prêter une attention particulière à la situation de cette sous-préfecture enclavée.
« Je demande à l’État, aux personnes de bonne volonté et aux bailleurs de fonds de nous aider à réaliser des infrastructures routières afin de faciliter nos déplacements vers Kouroussa », plaide-t-il.
Entre manque d’électricité, pénurie de personnel et absence de moyens logistiques, la mairie de Babila peine à remplir pleinement ses missions administratives. Les espoirs reposent désormais sur une intervention des pouvoirs publics pour sortir la localité de cette impasse.
Mohamed Lamine Yansané, de retour de Babila pour Laguinee.info





