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Éducation: le pré-universitaire menace de grève après le bras de fer du supérieur

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Alors que les enseignants du supérieur ont repris le mot d’ordre de grève à partir du 3 novembre 2025, le climat social dans l’éducation guinéenne se durcit. Le SNAESURS a levé la suspension de son mouvement entamé le 18 juillet 2023, exigeant l’application du décret D/2024/0027/PRG/CNRD/SSG sur les rémunérations des fonctionnaires dans les universités et centres de recherche.

Mais dans le pré-universitaire, le ton est encore plus alarmant. Réunis en Assemblée générale extraordinaire ce samedi 1er novembre 2025 à Conakry, l’intersyndicale — composée du SLECG, de la FSPE et du SNE — a lancé un ultimatum au gouvernement : des mesures concrètes doivent être prises d’ici mardi 4 novembre, faute de quoi une grève générale pourrait être déclenchée.

Selon Kadiatou Bah, secrétaire générale du SLECG, la rencontre visait à recueillir l’avis de la base après plusieurs tentatives infructueuses de négociation avec le gouvernement. « Nous voulons l’ouverture d’un couloir de négociation, pas un cadre de concertation. Si c’est pour nous écouter sans agir, ce n’est pas utile », a-t-elle dénoncé.

Des revendications urgentes et larges

La plateforme revendicative du pré-universitaire ne se limite pas à la révision du statut particulier des enseignants :

  • Paiement complet des enseignants “bloqués” depuis décembre 2023 ;
  • Régularisation des enseignants contractuels restés sans statut malgré plusieurs années de service ;
  • Amélioration des conditions de vie des enseignants retraités ;
  • Restitution des primes injustement coupées.

Le doyen Aboubacar Soumah prévient : si aucune avancée majeure n’est enregistrée d’ici le 15 novembre 2025, l’intersyndicale n’exclut plus l’option d’une grève générale, susceptible de paralyser écoles, collèges et lycées.

Une rentrée sous tension

Avec le supérieur déjà en grève et le pré-universitaire sur le point de suivre, l’année scolaire et universitaire 2025-2026 s’annonce fortement perturbée. Les syndicats dénoncent un gouvernement lent à agir et insistent sur le fait que la base sera consultée avant toute décision finale.

« C’est méchant, de laisser des enseignants travailler sans salaire complet ou sans statut, alors qu’ils comblent les insuffisances dans nos écoles », déplore Kadiatou Bah, résumant le sentiment général des enseignants guinéens.

Le pays se retrouve donc face à un double bras de fer social, avec des échéances clés : le 3 novembre pour le supérieur, le 4 novembre pour le pré-universitaire, et un dernier délai fixé au 15 novembre pour éviter une paralysie totale du système éducatif.

Laguinee.info

 

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