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67ᵉ anniversaire de la création de l’armée guinéenne : Alpha Condé plaide pour une armée républicaine et fidèle au peuple

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À l’occasion du 67ᵉ anniversaire de la création de l’Armée guinéenne, le président Alpha Condé a livré un discours empreint d’émotion et de gravité, appelant à un sursaut moral et à une refondation de l’institution militaire autour de ses valeurs fondatrices : patriotisme, discipline, solidarité et service à la nation.

Dans une adresse solennelle, l’ancien chef de l’État a rappelé que l’armée nationale, née « dans l’honneur » et « forgée dans le patriotisme », n’était pas le fruit du hasard. Elle symbolisait, selon lui, la volonté d’un peuple « de demeurer libre, digne et souverain » dès les lendemains de l’indépendance.

Héritage d’une vision

Alpha Condé a rendu hommage à l’œuvre du président Ahmed Sékou Touré, fondateur de l’armée guinéenne, qu’il décrivait comme « une armée inséparable du peuple, composée de citoyens en uniforme au service exclusif de la nation et du progrès collectif ». Cette philosophie, a-t-il ajouté, a longtemps guidé les générations de soldats « qui ont servi avec honneur ».

Réformes et rupture

Revenant sur son propre passage à la tête du pays, Alpha Condé a souligné les efforts menés entre 2011 et 2021 pour moderniser et professionnaliser l’armée. Selon lui, les réformes engagées à cette période avaient permis de rendre les forces armées « plus républicaines, plus disciplinées et mieux formées ».

Mais cette dynamique, dit-il, a été « brutalement interrompue le 5 septembre 2021 », jour de son renversement. Alpha Condé a dénoncé ce qu’il considère comme « une trahison du serment militaire », accusant certains éléments d’avoir pris les armes « contre leurs propres frères d’armes, contre l’État et contre la Constitution ».

« Une armée trahie et divisée »

L’ancien président a brossé un tableau sombre de la situation actuelle, affirmant que l’armée guinéenne est désormais « divisée, instrumentalisée, tribalisée, fragmentée et moralement affaiblie ». Il a évoqué la disparition ou l’exécution de plusieurs officiers, citant notamment le général Sadiba Koulibaly et le colonel Célestin Bilivogui, ainsi que la découverte de corps à Forécariah.

« L’armée guinéenne a été trahie. Elle a été utilisée comme un outil de répression au service d’intérêts obscurs, mafieux et égoïstes », a-t-il martelé, tout en appelant à la vérité et à la justice pour les victimes et leurs familles.

Appel à la conscience républicaine

Dans un ton d’avertissement mais aussi d’espoir, Alpha Condé a exhorté les militaires à renouer avec l’esprit de 1958 et à refuser toute allégeance personnelle.

« La vraie loyauté n’est pas envers un homme, mais envers la patrie », a-t-il insisté, avant de rappeler que l’armée doit être « du peuple, pour le peuple et avec le peuple ».

L’ancien président a appelé à une armée « qui sécurise et non qui intimide, qui protège et non qui opprime, qui unifie et non qui divise ».

Un message de réconciliation et de mémoire

Alpha Condé a souhaité que le 1er novembre ne soit pas une simple date commémorative, mais « une journée de réengagement patriotique, de réconciliation entre l’armée et le peuple, et de renaissance de la fierté nationale ».

Il a rendu hommage aux soldats tombés pour la patrie, prié pour les malades et évoqué le sort de ceux qu’il qualifie de « détenus injustement dans les prisons secrètes de la junte ».

« Que Dieu inspire en chacun de vous la force morale de servir la Guinée, et non de se servir d’elle », a conclu Alpha Condé, avant de lancer :

Laguinee.info

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