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Blocage de quatre ponts à Tanènè : les chauffeurs dénoncent la lenteur des travaux et les prix du péage

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Les quatre ponts situés à Tanènè sont bloqués depuis plusieurs semaines en raison de travaux de reconstruction. Mais sur le terrain, les chauffeurs expriment leur mécontentement. Ils dénoncent à la fois la lenteur des travaux et la cherté du péage, dont les tarifs varient selon le type de véhicule.

Selon plusieurs témoignages recueillis, les conducteurs de la ligne Conakry–Boké rencontrent d’importantes difficultés sur la route. Les barrages et les prix élevés du péage compliquent leur quotidien. L’un d’eux, ayant requis l’anonymat, soupçonne une manœuvre financière derrière cette situation.

« Ils ont barré la route à quatre endroits sous prétexte de la reconstruire. Mais pour moi, c’est une stratégie. Ils ont compris que le péage rapporte des millions de francs guinéens chaque jour. Alors la route reste bloquée et rien n’avance. Aucune intention réelle de démarrer les travaux », déplore le chauffeur.

Des conséquences financières lourdes

Ce blocage prolongé pèse lourdement sur les revenus des chauffeurs. Les montants exigés au péage, selon eux, sont disproportionnés.

« Les Magbana[mini-bus, ndlr]payent 60 000 francs pour l’aller-retour. Les motos, 10 000 francs par passage. Nous, les taxis, c’est 20 000. Quant aux gros camions de société, ils versent jusqu’à 120 000 francs », explique un autre conducteur.

Ces frais, cumulés à la hausse du prix du carburant, réduisent considérablement leurs gains journaliers.

Des barrages jugés « lucratifs »

Les chauffeurs dénoncent également la multiplication de barrages qu’ils jugent purement lucratifs. Sur la route Boké–Conakry, ils affirment devoir payer à chaque point de contrôle.

« Il y a cinq barrages sur la route. À chaque barrage, nous, les taxis maîtres, payons 10 000 francs. Ça fait 50 000 francs en tout, plus 40 000 pour le péage aller-retour. Si tu ajoutes le carburant, 20 litres à 250 000 francs, il ne reste presque rien. Et pourtant, la route du péage n’a même pas de lumière », regrette un chauffeur.

Une colère grandissante

Pour nombre d’usagers, le blocage des ponts et la situation sur la route de Tanéné traduisent un manque de transparence et d’engagement des autorités. Ils estiment que les travaux avancent peu, alors que les recettes du péage continuent d’être perçues quotidiennement.

En attendant une réaction officielle, les chauffeurs appellent les autorités à accélérer les travaux et à réviser les tarifs du péage, afin d’alléger la pression économique qui pèse sur eux et sur les voyageurs.

IAC, pour laguinee.info

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