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Crise de carburant à Conakry : les stations fermées, la circulation paralysée

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Depuis deux jours, la capitale guinéenne est frappée par une nouvelle crise de carburant. À Conakry, presque toutes les stations-service sont fermées, et la circulation tourne au ralenti. Les files d’attente ont disparu… faute d’essence.

 

Les conséquences ne se font pas attendre. Chauffeurs de taxi, motards et conducteurs de tricycles voient leur activité paralysée. Les prix du transport ont grimpé en flèche : le moindre tronçon se négocie désormais à 5 000 francs guinéens.

 

Une grève à l’origine de la crise

 

Selon les informations recueillies par laguinée.info, cette pénurie serait liée à une grève déclenchée par les chauffeurs de camions-citernes chargés d’approvisionner les stations. Ces derniers réclament le paiement de leurs salaires. Tant que le bras de fer persiste, les pompes resteront à sec.

 

La galère des usagers

 

Rencontré à Sonfonia, Mamadou Alpha Baldé, conducteur de taxi-moto, témoigne de la difficulté du moment :« Ces deux derniers jours, on a d’abord vu disparaître le carburant du marché noir. Ensuite, les stations ont fermé les unes après les autres. Ceux qui ont encore de l’essence vendent le litre à 20 000 francs, c’est trop cher pour nous. Les citoyens se plaignent aussi, tout devient plus difficile. »

 

 

 

Même constat du côté des tricycles. Maurice, conducteur de “bombonna”, n’a plus d’autre choix que de garer son engin : « L’essence est devenue invisible. Ceux qui en vendent, c’est à des prix exagérés. Je ne peux pas faire payer un tronçon à 5 000 francs, donc je préfère arrêter. J’ai appris que ce sont les chauffeurs de camions-citernes qui sont en grève. Ils doivent penser à la population. Si on ne sort pas, nos besoins de base ne sont pas satisfaits. J’appelle les autorités à trouver vite une solution avant que la situation n’empire. »

 

 

 

Un problème récurrent

 

Il faut rappeler que la Guinée fait face, depuis l’explosion du principal dépôt des hydrocarbures, à des pénuries répétées de carburant. Cette nouvelle crise vient aggraver un contexte déjà tendu, où chaque perturbation du secteur se répercute aussitôt sur le coût de la vie et la mobilité des citoyens.

 

En attendant une issue au mouvement de grève, Conakry roule au ralenti, entre espoir et exaspération.

 

 

Oumar Bella Barry, pour Laguinee.info

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