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Kobikoro : des classes-hangars et l’engagement citoyen pour sauver l’école

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Dans la sous-préfecture de Kobikoro, préfecture de Faranah, le manque d’infrastructures scolaires reste un défi majeur. À Foromoldou et Souloukouldou, des jeunes ressortissants ont décidé de prendre leur destin en main. Cette année, ils ont construit des classes-hangars en planches et confectionné eux-mêmes tables et bancs, afin de permettre aux enfants de suivre des cours dans de meilleures conditions. Ils ont également recruté deux enseignants communautaires, rémunérés sur douze mois, sur leurs fonds propres.

Pour Tamba Abou Mansaré, l’un des initiateurs du projet, cette action est bien plus qu’un simple geste matériel. Il explique :

« Nous avons constaté que des centaines d’enfants étaient privés d’école. Certains doivent marcher plusieurs kilomètres chaque jour pour suivre des cours, quand cela est possible. Nous ne pouvions plus rester les bras croisés. Construire ces classes-hangars et fabriquer les tables-bancs nous-mêmes, c’était notre façon de créer un environnement minimum pour que les enfants puissent apprendre. »

 

À l’occasion de l’ouverture officielle de la rentrée scolaire 2025-2026, quelques fournitures scolaires ont été acheminées dans les districts. Selon Tamba Abou Mansaré :

« Ces fournitures sont modestes, mais elles symbolisent notre engagement envers l’éducation des enfants. Elles montrent qu’avec un peu de volonté, nous pouvons améliorer les conditions d’apprentissage. Mais ces efforts citoyens ne suffisent pas. L’État doit intervenir. »

 

Il interpelle directement les autorités :

« Nous lançons un appel urgent au ministère de l’Éducation et aux autorités locales. Il ne suffit pas de construire des classes-hangars et de recruter des enseignants. Il faut garantir la pérennité de ces actions, fournir du matériel pédagogique et surtout assurer que chaque enfant de Kobikoro puisse aller à l’école. L’État a la responsabilité de garantir ce droit fondamental. »

 

Pour lui, les défis restent nombreux :

« Le financement de l’éducation dans les zones rurales est insuffisant. Le suivi des initiatives citoyennes est faible et la logistique pour acheminer matériel et enseignants est compliquée. Nous faisons ce que nous pouvons, mais l’État doit prendre ses responsabilités. Si nous voulons un avenir pour nos enfants et pour notre région, chacun doit jouer son rôle. »

Tamba Abou Mansaré conclut avec force :

« Ce que nous avons accompli est important, mais ce n’est qu’un début. Ces classes-hangars doivent devenir pérennes et être soutenues par l’État. L’avenir des enfants de Kobikoro dépend de leur accès à une éducation de qualité. Nous faisons notre part ; maintenant, l’État doit entendre notre cri et agir. »

Laguinee.info

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