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Kissidougou : les travaux de reconstruction de la place des Martyrs à l’arrêt

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À Kissidougou, la reconstruction de la place des Martyrs, un projet hautement symbolique pour la ville, est à l’arrêt depuis plusieurs mois. Cette paralysie, liée à des soupçons de détournement de fonds, suscite des interrogations au sein de la population et alimente les tensions entre les autorités locales.

Selon les informations recueillies, l’affaire est actuellement pendante devant le Tribunal de première instance (TPI) de Kissidougou. Tous les conseillers communaux ont été entendus au commissariat de police sur ordre du procureur, tandis que le préfet, colonel Charles Kolipé Lamah, est directement mis en cause dans le blocage du dossier.

Interrogé par notre rédaction, Kémo Bombo Kourouma, conseiller communal, a livré sa version des faits.

« Nous avons dressé un rapport au préfet. Lors d’un entretien, il nous a dit de surseoir à toutes les activités liées au chantier jusqu’à la fin de la campagne référendaire, affirmant avoir reçu cet ordre de sa hiérarchie. Nous nous sommes alors dit que si le préfet nous parle ainsi, c’est que la préfecture est impliquée dans ce dossier. À un moment donné, M. le préfet avait lui-même perçu des montants en espèces d’un total de 175 millions de francs guinéens, ainsi que d’autres dons en nature », a-t-il déclaré.

Le conseiller ajoute que les enquêtes sont en cours mais regrette l’opacité entourant la gestion du projet :

« La préfecture était maître d’œuvre du chantier. Nous demandons un rapport, non seulement pour nous, conseillers, mais surtout pour la vaillante population de Kissidougou qui, à travers ses dons et contributions, a montré son patriotisme. Si rien n’est fait, nous porterons plainte au TPI de Kissidougou », a-t-il prévenu.

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part du préfet Charles Kolipé Lamah. En attendant l’issue judiciaire, les habitants de Kissidougou voient leur principal espace public rester en chantier, symbole d’un projet suspendu entre litige et incertitude.

Oumar Leno, pour laguinee.info 

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