La date du 15 septembre 2025, retenue pour la rentrée scolaire par le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A), suscite déjà des réactions au sein des partenaires sociaux de l’éducation. Alpha Gassimou Barry, secrétaire général de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE), affiliée à la CNTG, a exprimé son désaccord, estimant que cette décision a été prise sans concertation et que les enseignants comme les parents d’élèves ne sont pas prêts.
« Il est indéniable que cette date ne fait pas l’unanimité », a déclaré M. Barry, dénonçant une décision « unilatérale » du ministère. Selon lui, les acteurs concernés n’ont pas été consultés avant l’annonce officielle. « Nous, on se pose la question : pourquoi une telle décision sans associer les partenaires sociaux ? », s’est-il interrogé.
Le secrétaire général de la FSPE a également mis en lumière les contraintes logistiques et financières qu’implique une rentrée anticipée. Il a mentionné le retard dans la disponibilité des fournitures scolaires et les difficultés de déplacement pour certains enseignants et parents encore en vacances. « Les fournitures scolaires attendent les parents et les enseignants. Certains sont en vacances, d’autres n’ont pas encore reçu leur salaire. Cette période n’est donc pas propice », a-t-il précisé.
Alpha Gassimou Barry a insisté sur la nécessité d’un ajustement de la date en concertation avec tous les acteurs concernés. La FSPE propose notamment de fixer la rentrée en octobre, période jugée plus favorable en République de Guinée. « Il faut attendre encore deux semaines pour que les enseignants soient en position de leur salaire. Pour nous, cette date n’est pas la bienvenue », a-t-il ajouté.
À ce jour, le MEPU-A n’a pas encore réagi à cette prise de position. La FSPE appelle néanmoins le ministère à ouvrir un dialogue pour décider, en commun accord avec les partenaires sociaux, de la date officielle de la rentrée scolaire 2025.
IAC, pour laguinee.info







