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Crise au sein des griots : Karamo Balakala Kouyaté revendique la légitimité

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Depuis le décès, en septembre 2024, de son président national Feu Iyo Kouyaté, l’association Djely-Tomba, qui regroupe les griots de Guinée, est plongée dans une lutte de succession. En quelques semaines, plusieurs « présidents » ont émergé, plongeant la structure dans une confusion inédite.

Tout a commencé à Conakry, lors d’un congrès national qui a consacré le doyen Karamo Adama Diabaté comme président national et Karamo Balakala Kouyaté, fils du légendaire N’Djely Balakala Kouyaté, comme président national de la jeunesse. Mais à peine l’encre de ce choix séchée, une autre cérémonie d’« intronisation » est apparue sur les réseaux sociaux, propulsant cette fois N’Faly Farawalia Kamissoko et Diba Kouyaté comme dirigeants de la même organisation. Résultat : deux camps qui se disputent la légitimité, sous le regard perplexe de l’opinion.

« Nous sommes les seuls légitimes »

Interrogé par laguinee.info, Karamo Balakala Kouyaté ne mâche pas ses mots :

« Ce qui se passe sur les réseaux sociaux ne nous concerne pas. Nous n’avons pas été éduqués à manquer de respect à nos notables. C’est devant le bureau national de Djely-Tomba, à Conakry, que Karamô Adama Diabaté a été choisi président national, et moi président des jeunes griots de Guinée. Il n’y a jamais eu de problème ce jour-là. Si la confusion existe aujourd’hui, c’est qu’il y a des mains invisibles derrière. »

Le leader insiste sur la légalité de leur démarche :

« Notre structure est régie par un statut réglementaire déposé depuis l’époque du feu Président Lansana Conté, au gouvernorat, à la préfecture et au ministère de la Culture. Ce n’est pas une improvisation. »

Des attaques à peine voilées

Sans citer de nom, Karamo Balakala pointe du doigt « un vieux » qu’il accuse d’être à l’origine de cette cacophonie :

« Si le sage n’est pas responsable et ne dit pas la vérité, il devient difficile de trouver le chemin de la raison. »

Il déplore également le comportement de certains jeunes griots, plus actifs sur les réseaux sociaux qu’au service de la tradition :

« Insulter et diffamer pour quelques avantages est une dérive. Nos grands-parents nous ont laissé un héritage fondé sur le respect, pas sur la provocation. »

Une crise qui interpelle les autorités

La crise de succession au sein du Djely-Tomba dépasse désormais les querelles de personnes. Elle fragilise l’image d’une institution censée incarner la mémoire et la tradition. Une réunion d’urgence des notables est annoncée dans les prochaines heures afin de tenter de réconcilier les différentes parties.

Affaire à suivre.

De Kankan,  Kankan Karifa Kansan Doumbouya, pour laguinee.info

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