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Mali : vaste opération d’arrestations dans l’armée

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C’est une traque silencieuse qui secoue les casernes maliennes depuis le 7 août. Les arrestations se multiplient, visant des militaires accusés de vouloir porter atteinte à la transition en cours. Selon l’Agence France-Presse (AFP), au moins 37 militaires, dont deux généraux, sont actuellement détenus. Les interpellations se poursuivent, laissant planer le doute : véritable complot ou purge interne orchestrée par la junte pour écarter des voix jugées gênantes ?

Des figures de l’armée derrière les barreaux

Parmi les personnalités arrêtées, la Générale de brigade Nema Sagara, membre de l’état-major de l’Armée de l’air du Mali, et le général Abass Dembélé, figure influente de l’armée. Ancien commandant dans le nord du pays puis gouverneur de la région de Mopti, cet officier, apprécié par ses troupes, avait été récemment relevé de ses fonctions par la junte. Son interpellation, à son domicile de Kati, a provoqué de vives réactions dans les rangs militaires.

Dimanche 10 août, deux autres militaires ont été appréhendés à leur domicile à Bamako, ajoutant aux interpellations déjà en cours. Les familles, comme celles des précédents arrêtés, affirment être sans nouvelles d’eux.

Ils ont voulu déstabiliser la transition

Pour un officier supérieur proche des autorités de transition, il ne s’agit pas d’un règlement de comptes, mais d’une application stricte des règles : « Le règlement militaire est clair : ils ont voulu déstabiliser la transition et ils sont aux arrêts. »

D’autres voix, au contraire, soupçonnent une manœuvre politique. « S’agit-il d’une réalité ou d’un montage pour éliminer des militaires gênants ? », s’interroge un homme politique malien cité par l’AFP.

Une purge qui divise et fragilise

Dans un pays déjà fragilisé par les violences jihadistes, la pression internationale et les incertitudes sur le retour à un régime civil, cette vague d’arrestations accentue les tensions. Pour certains, elle envoie un signal clair : toute contestation, même interne, sera implacablement réprimée. Pour d’autres, elle risque de fragiliser l’armée au moment où le Mali a besoin de toutes ses forces.

Le gouvernement malien, lui, garde le silence. En l’absence de communication officielle, les spéculations vont bon train, nourries par un contexte où la frontière entre sécurité nationale et règlement de comptes politiques semble de plus en plus floue.

Laguinee.info

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