L’ex-président de l’Assemblée nationale guinéenne, Amadou Damaro Camara, pourrait recouvrer la liberté dès septembre 2025. Condamné à trois ans et six mois de prison pour détournement de deniers publics et corruption, sa sortie reste conditionnée au paiement intégral des sommes dues à l’État, a indiqué à Africaguinee.com le procureur spécial de la CRIEF, Aly Touré.
« Je n’ai pas fait de pourvoi devant la Cour suprême. Certainement, quand il aura fini de purger sa peine et s’il paie l’amende, il sortira de prison », a déclaré M. Touré.
Le 22 mai 2025, la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) avait confirmé la peine prononcée contre Amadou Damaro Camara : trois ans et six mois d’emprisonnement, assortis d’une amende de cinq millions de francs guinéens, ainsi que le paiement d’un milliard de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
L’ancien président de l’Assemblée nationale, placé sous mandat de dépôt le 27 avril 2022, est poursuivi pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, corruption, prise illégale d’intérêts et complicité. Ces infractions sont liées à une somme de 15 milliards de francs guinéens destinée à l’aménagement du futur siège de l’Assemblée nationale au plateau déguerpi de Koloma.
Selon des sources proches de l’ex-député, « toutes les dispositions ont déjà été prises » pour permettre sa libération prochaine, à condition que les montants dus soient intégralement réglés, ce qui pourrait être déjà en cours.
Cette possible libération mettrait fin à un long et mouvementé parcours judiciaire pour cette figure majeure de l’ancien régime RPG arc-en-ciel.
Laguinee.info







