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Décès d’Alino Faso : la Côte d’Ivoire défend ses institutions face aux accusations du Burkina

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Le gouvernement ivoirien a réagi ce mercredi, au sortir du Conseil des ministres, aux accusations du Burkina Faso relatives au décès en détention de l’activiste burkinabè Alino Faso, de son vrai nom Alain Christophe Traoré. Alors que Ouagadougou dénonce un « crime crapuleux » et exige plus de transparence, Abidjan, par la voix de son porte-parole, Amadou Coulibaly, défend la thèse du suicide avancée par le procureur et dénonce une instrumentalisation politique.

« Nous nous en tenons au communiqué du procureur de la République », a martelé Amadou Coulibaly, balayant d’un revers de main les doutes exprimés par les autorités burkinabè. « Ce communiqué est très clair. Nous sommes un pays sérieux, avec des institutions crédibles. Demander plus de transparence que cela, ce serait remettre en cause la transparence de nos institutions« , a-t-il insisté, visiblement irrité.

Alino Faso, militant très actif sur les réseaux sociaux, était détenu à l’école de gendarmerie d’Abidjan depuis six mois, dans le cadre d’une instruction judiciaire. C’est dans cette même enceinte qu’il a été retrouvé mort le 24 juillet dernier. Selon le communiqué officiel publié le 27 juillet, il se serait donné la mort. Une version à laquelle le gouvernement burkinabè ne croit pas.

Dans un ton grave, mais ferme, le porte-parole ivoirien a rappelé que « des personnes peuvent être maintenues en détention à l’école de gendarmerie pour leur propre sécurité » et que le cadre légal était respecté dans le cas d’Alino Faso. Il assure que la justice ivoirienne est indépendante, citant en exemple la décision du président Alassane Ouattara de ne plus présider le Conseil supérieur de la magistrature.

Répondant aux insinuations sur une possible détérioration des relations bilatérales, Amadou Coulibaly a lâché, un brin amer : « Aggravation des relations ? Je ne sais pas si ça peut être pire qu’actuellement. »

Quant aux accusations du Burkina Faso, il a tenu à recadrer : « Nous ne sommes pas à la première accusation de ce genre. Nous attendons toujours les preuves des tentatives de déstabilisation évoquées par nos voisins. Je ne veux pas entrer dans la polémique, mais il est regrettable d’exploiter à des fins politiques le décès d’un homme. »

Sur le fond comme sur la forme, la Côte d’Ivoire campe sur sa position : le suicide est établi, les institutions ont fait leur travail, et toute remise en cause est perçue comme une attaque contre la souveraineté judiciaire du pays.

Désormais, la suite de l’affaire pourrait se jouer sur le terrain diplomatique. Le ministère ivoirien des Affaires étrangères prévoit de saisir les autorités burkinabè. En attendant, la tension reste palpable entre les deux capitales.

Laguinee.info

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