spot_img
spot_img
spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
spot_img

Présidentielle au Cameroun: après plus de 40 ans au pouvoir, Paul Biya veut encore “servir” le pays

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Il ne fallait pas parier contre lui: l’inamovible Paul Biya remet ça. Après 43 ans aux commandes du Cameroun, l’homme au fauteuil présidentiel le plus solide d’Afrique centrale annonce, sans trembler, qu’il sera candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.

 

À 92 ans, « Son Excellence » – comme l’appelle toujours la télévision d’État avec révérence – assure qu’il n’a pas fini de servir le peuple, malgré le poids des années et des décennies déjà passées au sommet. Et comme pour chasser le doute, il déclare avec un enthousiasme juvénile :

 

« Le meilleur reste à venir ! » vous avez bien lu.

 

Quand le pouvoir devient un CDI à vie

 

Dans une déclaration digne d’un roman politique bien huilé, Paul Biya a invoqué des « appels pressants » venus des dix régions du pays et de la diaspora. Visiblement, il n’a pas entendu les autres appels – ceux qui demandent alternance, réforme ou simple changement de génération.

 

« Je ne saurais me dérober à la mission qui est la mienne », insiste-t-il. Un peu comme un pompier volontaire qui ne quitte jamais la caserne, même quand elle prend la poussière.

 

Résultats visibles, défis aigus, soutien massif… Tous les ingrédients du discours présidentiel classique sont réunis. Il ne manque que les applaudissements préenregistrés.

 

Jeunesse et femmes au cœur de ses… 43 prochaines années ?

 

Paul Biya promet de faire de la jeunesse et des femmes ses priorités. Une promesse déjà entendue… en 1982. Depuis, la jeunesse est devenue adulte, les adultes sont devenus retraités, et les retraités attendent toujours une retraite décente.

 

Mais qu’importe ! Le président rassure : il a de l’énergie à revendre. Pas sûr que ce soit l’avis de son cardiologue.

 

Un fauteuil présidentiel bien accroché

 

Dans un pays où la transition démocratique ressemble à une légende urbaine, Paul Biya demeure le capitaine du navire, même quand celui-ci tangue sérieusement. Crises sécuritaires, chômage des jeunes, inflation, tensions dans les régions anglophones ? Rien ne semble pouvoir lui faire lâcher le gouvernail.

 

L’élection présidentielle d’octobre prochain s’annonce donc comme un remake bien connu : Biya contre les autres – ou plutôt, Biya contre le temps. Car s’il y a un adversaire redoutable dans cette affaire, ce n’est ni un opposant politique, ni un électeur rebelle… mais bien le calendrier biologique.

 

 

À suivre… mais sans trop de suspense.

Laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS