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Siguiri/Le fleuve Bafinda : « Notre source d’eau potable, est devenue imbuvable », déclarent les citoyens 

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A Siguiri, les habitants de plusieurs localités font face à une rareté d’eau potable pour la consommation. Pour cause, le fleuve Bafinda, le plus important de la contrée est pollué par l’exploitation de l’or, rapporte le correspondant de Laguinee.info basé dans la région.

Des citoyens se sont fait entendre le lundi 14 juillet 2025, pour lancer des cris de cœur suite à ce fléau. Ils ont dénoncé l’exploitation minière incontrôlée de façon artisanale et même industrielle, qui pollue leur environnement, crée la déforestation et la disparition des terres cultivables.

 

“L’or ne vaut pas nos vies !” “Non à la destruction de notre environnement !” Douramoudou Kéita zéro !”. Ceci est le cri de cœur des siguirinkas. Ils accusent les autorités locales comme le préfet Douramoudou Kéita, d’être indifférent face à leurs préoccupations.

 

«Nous avons alerté plusieurs fois le préfet, mais il ne prend rien au sérieux. Nous ne voulons pas de ceux qui aiment l’argent plus que Siguiri», a exprimé Mory Fodé Condé, habitant de la localité.

 

Les citoyens de Siguiri sont soucieux pour l’avenir de leur fleuve, le Bafinda.

 

«Le fleuve Bafinda, notre source d’eau potable, est devenue imbuvable. Même une poule n’oserait y tremper son bec…», poursuit M.Condé.

 

Pour se faire entendre, les habitants ont organisé une marche pacifique dans les rues de Siguiri. Cependant, elle n’a pas prospéré. Les forces de l’ordre ont empêché les protestataires d’atteindre le seuil de la préfecture.

 

« On ne voulait pas de confrontation », explique un manifestant. « On est venu pour sensibiliser. Mais si nos cris ne sont pas entendus, la prochaine fois, ça ne sera pas pareil», a-t-il averti.

 

“Siguiri est pris en otage. Nous avons cru au président Mamadi Doumbouya. Il faut qu’il vienne voir lui-même. Plus de 10 000 machines sont là pour tout dévaster », ont interpellé les citoyens.

 

Dans cette préfecture située en Haute-Guinée, les citoyens exigent entre autres :

 

-L’arrêt immédiat des activités minières illégales ;

 

-Une régulation stricte des entreprises minières ;

 

-Des actions concrètes pour la préservation des ressources naturelles.

 

“Siguiri, ce n’est pas seulement de l’or. C’est aussi des vies, des champs, des rivières, une histoire… », ont-ils rappelé.

 

Karifa Kansan Doumbouya, pour www.laguinee.info

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