L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu à rétablir les faits. Dans un communiqué publié lundi 1er juillet, sa cellule de communication revient sur les propos tenus par son président, El Hadj Cellou Dalein Diallo, lors de l’assemblée générale du parti, le 28 juin. Des propos qui, selon la formation politique, ont été mal interprétés et nécessitaient « d’être clarifiés et précisés, afin de lever toute équivoque et dissiper les malentendus ».
Le parti de l’ancien Premier ministre rappelle qu’il avait accueilli favorablement les premiers pas du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), auteur du putsch du 5 septembre 2021. « Ce n’est un secret pour personne que le président de l’UFDG, comme tant d’autres acteurs politiques et citoyens guinéens, avait apporté son soutien au processus de transition dans ses premières heures », peut-on lire dans le communiqué.
La tentative de dialogue… et son abandon
À cette époque, souligne l’UFDG, la transition affichait une volonté d’ouverture, et Cellou Dalein Diallo avait même envisagé une rencontre avec le président du CNRD, Mamadi Doumbouya. « C’est dans ce cadre qu’El Hadj Cellou Dalein Diallo avait exprimé le souhait de rencontrer le président de la transition, afin d’apporter, de vive voix, la contribution de son parti à cet exercice de formulation concertée de ladite feuille de route. »
Mais cette démarche est restée sans suite. La publication de la Charte de la transition, qui reprenait « la plupart des préoccupations de l’UFDG », a changé la donne. Dès lors, plus aucun contact n’a été recherché avec les responsables de la junte. « Pour lui, l’important était désormais de veiller au respect des engagements pris, notamment le serment de respecter et de faire respecter la Charte de la Transition. »
« L’UFDG n’est demandeur de rien »
Face aux spéculations sur une éventuelle main tendue à la junte, le parti tient à être sans ambiguïté : « Le président de l’UFDG n’est demandeur de rien, en dehors du respect des serments, des lois nationales et des engagements internationaux de la République de Guinée. » Et d’ajouter : « Il ne cherche à courtiser personne et n’attend aucune faveur des responsables de la transition. »
Plus encore, l’UFDG affirme qu’il n’est désormais plus possible de réconcilier les visions portées par son leader et celles du pouvoir en place. « Aujourd’hui, comme l’a clairement affirmé El Hadj Cellou Dalein Diallo, les positions de l’UFDG et celles du CNRD sont devenues irréconciliables. »
L’heure de la résistance
Si le dialogue fut jadis privilégié, ce temps est désormais révolu. Le ton du communiqué en atteste : « Il fut un temps où le dialogue et le consensus étaient privilégiés, dans l’espoir d’éviter que les autorités de la transition ne trahissent leurs engagements. Mais cette époque est révolue. »
La suite du texte marque un tournant radical : « À présent, l’heure est à la résistance face à la confiscation du pouvoir, à l’instauration progressive d’un régime autoritaire, et à la banalisation de l’arbitraire. »
Dans cette nouvelle phase, le parti promet de rester debout, et son leader en première ligne. « L’UFDG ne reculera devant aucune menace. Et son président, El Hadj Cellou Dalein Diallo, en homme de courage et de conviction, mènera le combat jusqu’à la victoire. Il restera fidèle à ses engagements, sans concession ni compromission. C’est là toute la différence. »
Une ligne désormais assumée
Avec ce texte, l’UFDG opère une clarification politique, mais aussi stratégique. Il s’agit non seulement de répondre aux interprétations jugées erronées, mais aussi d’assumer une posture désormais frontale vis-à-vis de la junte. À la recherche d’un second souffle après des mois de tensions et d’incertitudes, le parti de Cellou Dalein Diallo semble déterminé à reprendre la main sur le terrain politique.
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