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Conception des passeports en Guinée : Morissanda Kouyaté menace les arnaqueurs

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Le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a profité de l’inauguration du nouveau centre d’impression de passeports biométriques à Paris pour adresser un avertissement sans détour à ceux qui participent aux réseaux de fraude dans la délivrance des passeports guinéens.

Connu pour son franc-parler, le chef de la diplomatie guinéenne a fermement dénoncé les pratiques d’arnaque et de corruption qui entachent la procédure d’obtention de ce document hautement symbolique. Selon lui, ces dérives ne relèvent plus de simples irrégularités administratives, mais bel et bien de faits graves.

« Quiconque se fera prendre dans la perturbation, l’arnaque, la magouille pour ternir l’image de cette décision souveraine du chef de l’État sera poursuivi comme criminel », a-t-il déclaré devant un auditoire composé de membres du gouvernement, de diplomates et de Guinéens de la diaspora.

Le ton est ferme, l’intention claire. Pour le ministre, cette lutte contre les pratiques frauduleuses est non négociable. Il promet des poursuites judiciaires systématiques à l’encontre de tout acteur, quel que soit son rang, qui serait mêlé à de telles manœuvres.

« Sur toute la ligne, dans les ambassades, commencé par l’ambassadeur jusqu’ici, le dernier agent qui traite dans la magouille passera devant les juridictions guinéennes », a-t-il martelé.

Ce nouveau centre, installé dans la capitale française, est doté d’une capacité de production de 400 passeports par jour, avec un délai de traitement fixé à 15 jours. Dr Kouyaté a précisé que les citoyens peuvent désormais suivre leurs demandes à distance, un moyen de renforcer la transparence et de réduire les intermédiaires douteux.

Le ministre a salué l’engagement des Guinéens de l’étranger dans la dynamique de réforme, tout en réaffirmant la volonté du chef de l’État de rendre gratuite la carte d’identité biométrique pour tous les citoyens. Une décision jugée stratégique pour restaurer la confiance entre l’État et sa diaspora.

En s’attaquant frontalement aux réseaux d’arnaque, le gouvernement guinéen entend rompre avec une culture d’impunité longtemps tolérée. Le message est désormais clair : la délivrance des documents d’identité ne sera plus un marché noir toléré en silence. Les passe-droits et les magouilles auront désormais un prix. Celui de la justice.

 

IAC, pour www.laguinee.info 

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