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Tokounou : plus de 7 milliards GNF détournés ? Les ressortissants portent plainte à la CRIEF contre le PDS

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 Par un courrier au vitriol adressé au Procureur spécial près la CRIEF, les Résidents et l’Association des Ressortissants et Amis de Tokounou tirent la sonnette d’alarme. Au cœur de la tempête : un trou financier abyssal estimé à plus de sept milliards de francs guinéens. Un scandale de plus dans les arcanes d’une gouvernance locale gangrenée par les soupçons de corruption.

Ils ne veulent plus se taire. Et cette fois, ils le font noir sur blanc. Dans une plainte formelle adressée à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), les ressortissants de Tokounou mettent en cause les plus hauts responsables de la commune rurale : Lancinè Traoré, président de la Délégation spéciale, Sékou Diallo, Secrétaire général, Laye Sékou Camara, Receveur communal et des complices non encore identifiés.

Les accusations sont lourdes : détournement massif de fonds publics, enrichissement illicite, abus de fonction, corruption et mauvaise gestion. Selon les plaignants, les faits remontent à 2024, date de prise de fonction des mis en cause. Depuis, la gestion de la commune aurait sombré dans l’opacité la plus totale, orchestrée par ce qui est qualifié de « système organisé de prédation financière ».

« Des données chiffrées à l’appui démontrent un enrichissement personnel injustifié et une mise à sac méthodique des ressources publiques« , écrivent les plaignants, assurant disposer de pièces justificatives, de témoignages et d’éléments matériels qu’ils s’engagent à transmettre à la justice.

Derrière ce chiffre astronomique, plus de 7 milliards de francs guinéens, c’est tout un village qui se dit trahi. Les habitants évoquent des infrastructures inexistantes, des services publics à l’abandon, et un fossé de plus en plus grand entre les promesses administratives et la réalité quotidienne.

Une commune vidée, un silence qui explose

Le document évoque également un abus de pouvoir généralisé, une administration réduite à une coquille vide, où les fonds alloués à l’amélioration des conditions de vie des citoyens finiraient dans des circuits parallèles, bien loin des priorités locales.

Dans un contexte où la CRIEF est censée incarner le glaive de la justice économique, cette affaire mettra-t-elle réellement à l’épreuve la volonté affichée de lutter contre l’impunité ? Les plaignants, eux, disent leur confiance dans l’institution judiciaire et demandent l’ouverture rapide d’une instruction.

 

Affaire à suivre…

Laguinee.info

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