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Fonction publique : les stagiaires de Horoya laissés pour compte, le ministre Fana Soumah pointé du doigt 

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Le dernier concours d’entrée à la Fonction publique, censé marquer une avancée vers une meilleure transparence dans le recrutement, a laissé un goût amer à de nombreux jeunes professionnels, notamment les stagiaires du quotidien national Horoya. Malgré leur participation complète à la procédure dépôt de dossier, paiement de la caution, constitution du dossier administratif, ces stagiaires ont été écartés, sans explication officielle.

Selon les informations recueillies par nos confrères de ledjely.com, cette exclusion a été vécue comme une profonde injustice par les intéressés, d’autant plus qu’ils appartiennent à une structure publique, tout comme la RTG, dont plusieurs stagiaires ont été intégrés en nombre important.

« Ce jour-là, j’ai dit que si vous acceptez uniquement les stagiaires de la RTG, vous allez créer un problème au sein du ministère », a rappelé Ibrahima Koné, directeur général de Horoya, lors d’une réunion avec son personnel.

Toujours d’après cet article publié le 24 juin 2025, la direction du journal affirme avoir engagé plusieurs démarches, sans résultat. Ibrahima Koné soutient s’être battu pour l’intégration de ses stagiaires, aussi bien sous la direction de l’ancienne ministre Aminata Kaba qu’avec l’actuel ministre, Fana Soumah.

« J’ai posé ce même problème quand Fana Soumah a été nommé ministre. Malheureusement, je n’ai jamais obtenu de résultats satisfaisants pour nos stagiaires », a-t-il déclaré, et d’ajouter :

« Le blocage ne vient pas de moi. »

Sur le terrain, le ressenti des stagiaires est lourd. Beaucoup estiment que leurs efforts ont été balayés sans ménagement. Certains parlent d’un sentiment d’abandon et de marginalisation au sein même de l’appareil public.

« Nous avons travaillé pendant des années dans des conditions précaires, sans statut, avec l’espoir que notre engagement serait reconnu. Aujourd’hui, on nous écarte sans mot dire », témoigne un stagiaire, sous couvert d’anonymat.

Le silence des autorités sur cette exclusion alimente les frustrations. Aucun communiqué officiel n’a, pour l’instant, été publié pour expliquer la non-sélection des stagiaires de Horoya, alors même que des centaines de places ont été ouvertes dans le secteur de l’information publique.

Dans un appel lancé récemment, le collectif des stagiaires invite le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le Premier ministre et les membres du gouvernement à prendre leurs responsabilités face à ce qu’ils qualifient de « traitement inéquitable ». Leur revendication est claire : être traités au même titre que les autres jeunes professionnels issus des organes publics.

À ce jour, ils n’ont reçu ni réponse officielle, ni perspective d’intégration.

Laguinee.info

 

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