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Après la tempête à l’ANLC-PBG : des travailleurs remerciés, d’autres mutés à l’intérieur du pays

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La crise qui secoue l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de la Bonne Gouvernance (ANLC-PBG) prend une nouvelle tournure. Selon des informations relayées par Mosaiqueguinee.com, plus d’une dizaine de travailleurs, dont des fonctionnaires et contractuels, auraient été écartés de l’agence par le secrétaire exécutif, Dr Mohamed Bérété.

L’un des travailleurs concernés a confirmé l’information, indiquant que cette décision ferait suite au mouvement de revendications organisé par les agents de l’ANLC-PBG le 3 juin dernier. Ce jour-là, les travailleurs avaient dénoncé ce qu’ils qualifient de mauvaise gestion du secrétaire exécutif, et avaient temporairement bloqué son accès à son bureau.

« Après les événements qui se sont produits, le secrétaire exécutif a fini par appliquer son organigramme et procéder à un mouvement du personnel. Mais dans ce mouvement, plus d’une dizaine de travailleurs ne se retrouvent plus à l’agence », a déclaré une source interne.

Parmi les personnes concernées, figurent des fonctionnaires et des contractuels dont les contrats étaient arrivés à terme, mais qui continuaient à travailler sans avoir été rémunérés depuis deux mois, selon la même source.

Outre ces exclusions, d’autres travailleurs auraient été mutés à l’intérieur du pays, ce que les protestataires perçoivent comme une sanction déguisée.

« En principe, dans l’administration publique, lorsqu’on mute quelqu’un vers l’intérieur du pays, cela doit s’accompagner d’une promotion. Dans ce cas, ce sont des mutations perçues comme des sanctions à l’encontre de ceux qui ont pris part au mouvement de revendications », a expliqué l’informateur.

Toujours selon ce dernier, les agents concernés ont saisi plusieurs autorités du pays par voie de correspondance, notamment les institutions républicaines, les organisations de la société civile et les associations de presse. Ils affirment ne pas vouloir rester sans réagir face à ce qu’ils qualifient de mesures de représailles.

Par ailleurs, les quatre travailleurs interpellés puis conduits à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) lors du mouvement de revendications figurent parmi les agents désormais remerciés. Il s’agit de :

Sayon Koivogui, chef du département de la bonne gouvernance ;

Mohamed Lamine Soumah, analyste au département des relations extérieures ;

Patrice Sandouno, chef de service du secrétariat central ;

Souleymane Sylla, directeur régional de l’ANLC-PBG à Kindia.

Pour rappel, les revendications formulées par les travailleurs de l’agence le 3 juin dernier portaient sur plusieurs points clés :

1. Le rejet de l’organigramme proposé par la direction.

2. L’arrêt des réductions jugées arbitraires du personnel et des salaires.

3. Le paiement des arriérés de salaire et la reconduction des contrats des agents contractuels.

4. L’application du rapport de la retraite de Kindia, ayant défini un organigramme consensuel.

5. La création d’une section syndicale.

6. La mise en place d’un Conseil d’Administration.

À l’issue de ce mouvement, les travailleurs avaient unanimement demandé le départ du secrétaire exécutif, estimant qu’il n’était pas à la hauteur de la mission stratégique confiée à l’agence.

Laguinee.info

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