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Crise à l’UFDG : Souleymane Souza flingue « Ceux qui sont du mauvais côté de l’Histoire»

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Depuis plusieurs mois, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition, fait face à une vague de critiques aussi bien externes qu’internes. Souleymane Souza Konaté, coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG et président de la commission communication de l’ANAD, a récemment pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie de « calomnies » et de tentatives de déstabilisation.

Pour lui, ces attaques sont à replacer dans un contexte plus large où le pays traverse une période politique particulièrement difficile.

« Voir la paille dans l’œil d’un parti, ignorer la poutre dans l’œil du pays », résume-t-il, soulignant que la focalisation sur les tensions internes à l’UFDG détourne l’attention des enjeux majeurs qui affectent la Guinée.

Selon M. Konaté, l’UFDG demeure la force politique la plus structurée et influente, et cela suscite des réactions négatives parfois « teintées de mauvaise foi » :

« Les flots de méchanceté et de mauvaise foi glissent comme l’eau sur les plumes d’un canard à tous les étages et à tous les niveaux de l’UFDG, de la base au sommet. C’est la rançon du succès. »

Il ajoute que les tentatives pour « miner les rangs de l’intérieur » n’ont pas produit les résultats escomptés : « Faute de réussir à déstabiliser de l’extérieur un appareil indomptable, les acteurs mal à l’aise avec le poids électoral écrasant de l’UFDG tentent, en vain, de miner les rangs de l’intérieur, de fond en comble. »

Sous la conduite d’El Hadj Cellou Dalein Diallo, le parti reste uni, précise-t-il : « El Hadj Cellou Dalein Diallo tient fermement le gouvernail, et ses partisans ne sont ni prêts à pactiser avec le diable, ni disposés à suivre aveuglément des batoulas (courtisans serviles). »

Par ailleurs, M. Konaté critique ceux qui insistent sur le respect des statuts de l’UFDG tout en soutenant un régime issu d’un coup d’État :

« Il demeure curieux que ceux qui tiennent tant à défendre des textes et des lois, qui se triturent les méninges pour faire respecter les statuts de l’UFDG, se fassent en même temps les avocats acharnés d’un régime issu d’un coup d’État – un régime qui n’est pas un long fleuve tranquille. »

Le coordinateur met en lumière une contradiction majeure dans le paysage politique guinéen :

« La situation de péril commun n’est-elle pas d’une plus grande acuité et urgence que la cuisine interne d’un parti, que certains veulent ériger en affaire d’État, en sujet d’intérêt national ? »

Il conclut par un avertissement adressé à ceux qui minimisent les dérives autoritaires en cours tout en ciblant l’opposition :

« Ceux qui sont du mauvais côté de l’Histoire, et s’accommodent parfaitement des dérives autocratiques et des violences inouïes exercées contre leurs concitoyens, devraient commencer par voir la poutre dans leur propre œil, plutôt que la paille qu’ils imaginent dans celui de l’UFDG — même si l’indignation sélective convient à leur nature, et permet de sauvegarder des maroquins ou d’en solliciter. »

« La patrie avant le parti. À bon entendeur… »

Depuis le coup d’État qui a renversé le pouvoir élu, la Guinée traverse une période de transition politique marquée par l’absence d’une Constitution et une Charte contestée dans plusieurs de ses dispositions. Ce climat tendu exacerbe les tensions entre acteurs politiques, où l’UFDG apparaît comme l’un des derniers piliers structurés de l’opposition.

Cette prise de parole de Souleymane Souza Konaté souligne les défis auxquels est confronté l’UFDG, entre pressions internes et enjeux nationaux plus larges, dans un contexte politique guinéen particulièrement complexe.

Laguinee.info

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