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Dédicace des œuvres de Djibril Magassouba à l’Université de Sonfonia : un double hommage au savoir juridique guinéen

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L’Université Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLC-SC) a accueilli ce jeudi une cérémonie de dédicace exceptionnelle consacrée à deux ouvrages juridiques rédigés par Djibril Magassouba, magistrat financier, juriste et enseignant-chercheur. Les livres, intitulés : « Méthodologie juridique » et « Les créanciers chirographaires en procédures collectives », ont été officiellement présentés à la communauté universitaire en présence d’étudiants, d’enseignants-chercheurs, de responsables académiques et d’invités de marque.

Après une première présentation au Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG) dans le cadre des 72 heures du livre, cette seconde étape vise, selon l’auteur, à « rapprocher le contenu des ouvrages du public cible » en l’occurrence les universitaires.

Une démarche intellectuelle assumée

Devant un auditoire attentif, Djibril Magassouba a expliqué sa volonté d’inscrire son travail dans un processus de dialogue et d’enrichissement académique. « Il s’agit de présenter les deux ouvrages au public critique, parce que l’université, c’est le sanctuaire de la parole, de la pensée, où les compétences trament », a-t-il déclaré. L’auteur a également insisté sur la vocation pédagogique de son premier ouvrage, Méthodologie juridique, conçu comme un outil d’appui à la formation universitaire. Il est, selon ses termes, « essentiellement destiné aux étudiants » afin de faciliter leur appropriation des méthodes de travail juridique.

Des participants assistent à la dédicace de deux ouvrages scientifiques consacrés au droit, illustrant l’intérêt croissant du public pour les questions juridiques et la recherche académique

Un sujet inédit dans l’espace OHADA

Le second ouvrage, Les créanciers chirographaires en procédures collectives, s’attaque à une thématique encore peu explorée dans la doctrine juridique africaine. Djibril Magassouba y analyse le statut des créanciers non privilégiés dans les procédures collectives, en se référant aux textes OHADA. « Le sujet des créanciers est un sujet nouveau qui n’a pas été abordé et qui reste un terrain vierge depuis la création de l’OHADA », a-t-il expliqué. Pour rappel, si le traité de l’OHADA a été adopté en 1993, les premières réflexions doctrinales sur ce champ spécifique datent de 1997, selon l’auteur.

En publiant cet ouvrage, Magassouba entend combler un vide bibliographique et proposer une base de réflexion aux chercheurs, praticiens du droit et étudiants.

Une reconnaissance institutionnelle

La cérémonie a été marquée par plusieurs interventions soulignant la qualité scientifique du travail accompli par l’auteur. Le recteur de l’Université de Sonfonia, dans son discours d’ouverture, a salué l’initiative comme une contribution importante au rayonnement intellectuel de l’établissement. « La dédicace qui nous réunit aujourd’hui n’est pas seulement un événement académique mais une célébration du travail scientifique, une consécration du savoir, une invitation au dialogue entre la théorie et la pratique dans l’espace OHADA et au-delà », a-t-il affirmé, en saluant la rigueur et le professionnalisme de l’auteur.

Un parcours salué par ses pairs

Parmi les personnalités présentes, l’ancien président de la Cour des comptes est revenu sur le parcours de Djibril Magassouba au sein de l’institution. « Djibril a fait un brillant parcours à la Cour des comptes. Seuls dix candidats ont été retenus et Djibril était parmi les lauréats. Il est courageux, rigoureux et passionné par l’écrit », a-t-il déclaré.

Un autre hommage appuyé est venu d’Alseny Camara, enseignant-chercheur et ancien chef du département de droit privé à la faculté des sciences juridiques, qui a collaboré avec l’auteur dès ses années d’études. « Il finit sa licence la même année que moi. Il m’a demandé de le parrainer pour son Master à l’Université Cheikh Anta Diop. Dans ce domaine, il est aujourd’hui le premier à écrire deux ouvrages en Guinée », a-t-il rappelé.

Un appel à la critique constructive

En clôture, Djibril Magassouba a invité l’ensemble de la communauté académique à lire ses ouvrages et à lui faire part de leurs critiques et suggestions. « J’en appelle à toutes les compétences de lire et d’apporter des observations pour améliorer la qualité de l’ouvrage », a-t-il insisté, soulignant que ces publications ne sont qu’un point de départ dans une démarche plus large de production scientifique nationale.

Par cette double publication, Djibril Magassouba s’impose comme une figure montante du droit guinéen, alliant expérience pratique, réflexion théorique et engagement pour une production scientifique accessible et rigoureuse.

IAC, pour Laguinee.info 

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