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Cas Ousmane Gaoual : « le lundi passé, il est arrivé dans état d’inconscience totale au service neurologie…», insiste Me Bea

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« Nous avons toujours relevé que maintenir Ousmane Gaoual Diallo en détention alors qu’il est malade, peut lui être fatal et qu’il pouvait toujours être paralysé. Mais, nous n’avons jamais été entendus. Il n’a jamais été hospitalisé. Crescendo le mal s’est empiré et finalement le lundi passé, il est arrivé dans état d’inconscience totale au service de neurologie de l’hôpital Ignace Deen. Parce que même la visite que je lui avais rendue, il ne se souvient même pas des propos que lui et moi avions échangés tellement qu’il était dans la douleur. Et, lorsque je l’ ai vu, sans dramatiser quoique ce soit, honorable Ousmane Gaoual que j’ai connu avant et aujourd’hui, c’était vraiment difficile pour moi de retenir mes larmes. J’ai vu un homme très affaibli, qui marche difficilement, qui est aujourd’hui totalement incliné d’un côté ; et qui ne peut pas supporter trop la chaleur. Parce qu’à des moments donnés, il est étouffé. Donc, il ne peut pas se redresser correctement pour travailler. Ses nerfs sont crispés, il en souffre énormément », a expliqué Me Bea.
Le feuilleton Ousmane Gaoual Diallo, continue. Me Salifou Beavogui, un des avocats de l’opposant a dit avec insistance que le coordinateur de la cellule de communication de la principale formation politique de l’opposition est arrivé au service de neurologie de l’hôpital Ignace Deen dans un état d’inconscience total. Selon lui, monsieur Diallo avait été effectivement admis en soins intensifs au service de neurologie de l’hôpital Ignace Deen lundi dernier.  L’avocat s’étonne que le cas de ce détenu politique fasse l’objet de spéculation ». Il l’a dit lors d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Laguinee.info ce mercredi, 5 mai 2021.

« Je regrette que des spéculations soient engagées sur l’état de santé très alarmant et pitoyable de notre client, honorable Ousmane Gaoual Diallo qui est gravement malade depuis plus de trois mois. Vous vous souviendrez qu’il y a trois mois, il avait fait beaucoup de déplacements en direction de l’hôpital Ignace Deen pour des examens. Donc, à la suite de tous ces examens dont le service de neurologie avait demandé, il avait fait un examen à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale portant sur l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). Cet examen avait été demandé par le service de neurologie de l’hôpital Ignace Deen. Cet examen avait révélé que notre client devait être hospitalisé. C’était nécessaire de l’hospitaliser parce qu’il avait véritablement  des problèmes de nerfs. Un rapport médical avait été établi. Ce rapport avait été adressé au service demandeur d’examens : la neurologie. Cet examen avait coûté sept (7) millions de francs guinéens à notre client, qu’il avait déboursé de sa propre  poche alors qu’il est en détention. Il n’est pas admissible qu’il soit en détention et qu’il prenne en charge ses frais de traitements. Ses frais de traitement doivent provenir de l’Etat qui le détient en prison. Donc, le rapport d’examen avait indiqué qu’il devait être examiné immédiatement. Mais, en lieu et place de son hospitalisation, il avait été incarcéré avec des douleurs dont des bourdonnements d’oreilles, des douleurs au niveau de la colonne verticale ainsi que des frissonnements au niveau des jambes », a révélé Me Bea.
Pour Me Salifou Beavogui, c’est la réincarcération de son client qui a aggravé la maladie de ce dernier. « Nous avons toujours relevé que maintenir Ousmane Gaoual Diallo en détention alors qu’il est malade, peut lui être fatal et qu’il pouvait toujours être paralysé. Mais, nous n’avons jamais été entendus. Il n’a jamais été hospitalisé. Crescendo le mal s’est empiré et finalement le lundi passé, il est arrivé dans état d’inconscience totale au service de neurologie de l’hôpital Ignace Deen. Parce que même la visite que je lui avais rendue, il ne se souvient même pas des propos que lui et moi avions échangés tellement qu’il était dans la douleur. Et, lorsque je l’ ai vu, sans dramatiser quoique ce soit, honorable Ousmane Gaoual que j’ai connu avant et aujourd’hui, c’était vraiment difficile pour moi de retenir mes larmes. J’ai vu un homme très affaibli, qui marche difficilement, qui est aujourd’hui totalement incliné d’un côté ; et qui ne peut pas supporter trop la chaleur. Parce qu’à des moments donnés, il est étouffé. Donc, il ne peut pas se redresser correctement pour travailler. Ses nerfs sont crispés, il en souffre énormément », a expliqué Me Bea.

Pour éviter l’irréparable, l’avocat de ce détenu politique a exhorté la puissance publique à permettre à son client à défaut d’aller se faire soigner à l’étranger, qu’il lui soit permis au moins d’aller dans une clinique privée de la place afin de pouvoir bénéficier de soins appropriés. « Notre client est dans une cabine à Ignace Deen où c’est lui qui paie ses frais d’hospitalisation, les frais de traitement. Il est malade et il fait face de nouveau à ses frais médicaux. Donc on aurait pu le permettre d’aller dans une clinique privée dès lors que sa prise en charge n’est pas gratuite. A défaut d’être évacué à l’extérieur pour des soins, on devait lui laisser la chance de choisir ne serait-ce que lui permettre de choisir une des meilleures cliniques de la place où il pouvait avoir un suivi plus ou moins acceptable », a fait savoir Me Bea.

Ibrahima Sory Diallo pour Laguinee.info
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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