Ousmane Gaoual Diallo, ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, est monté au créneau pour défendre la transition et fustiger ceux qui, selon lui, s’opposent systématiquement au dialogue. Dans sa ligne de mire : la direction de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), accusée d’adopter une posture de blocage qui nuit au débat politique.
Une opposition qui « refuse d’avancer » ?
« Depuis trois ans, notre pays avance sur la voie du dialogue et de la concertation avec toutes les sensibilités politiques », a affirmé Ousmane Gaoual Diallo. Pourtant, il pointe du doigt l’UFDG, qu’il accuse d’être dans une « logique d’obstruction systématique ». Pour lui, refuser de participer aux discussions revient à choisir « l’impasse politique » et à condamner le parti à « un isolement que les Guinéens ne méritent pas ».
Ce rappel à l’ordre intervient alors que la situation politique reste tendue en Guinée, avec une opposition qui dénonce régulièrement le manque de sincérité du gouvernement dans la gestion de la transition. Mais pour le porte-parole du gouvernement, l’heure n’est plus aux postures figées : « Ces acteurs qui s’opposent aujourd’hui à cette démarche de concertation oublient que la seule manière d’avancer est de dépasser les clivages. »
Un message déguisé ou un avertissement ?
Saluant la décision du Tribunal de Dixinn, Ousmane Gaoual Diallo ne cache pas son intention d’appuyer là où ça fait mal. Selon lui, cette décision judiciaire rappelle que « nul ne peut prétendre défendre la démocratie tout en méprisant ses propres règles internes », un tacle direct à l’UFDG, où des tensions internes ont récemment éclaté sur la gouvernance du parti.
Il va plus loin en accusant la direction actuelle de « verrouiller son parti » et d’« étouffer la moindre voix critique », laissant entendre que l’opposition elle-même pourrait manquer de transparence et de démocratie en interne.
L’UFDG sommée de revoir sa copie
Le message est clair : le gouvernement se dit ouvert au dialogue, mais l’UFDG doit, selon Ousmane Gaoual Diallo, revoir son approche. « L’UFDG mérite mieux que cette politique de confrontation. Elle doit retrouver sa place dans le débat national. » Un appel à la responsabilité qui sonne aussi comme une mise en garde : « La Guinée mérite mieux qu’une opposition de principe. Elle mérite des choix responsables, à la hauteur des défis de notre temps. »
Alors, simple provocation ou véritable appel à l’apaisement ? L’UFDG répondra-t-elle à cette interpellation ou maintiendra-t-elle sa ligne dure ? Une chose est sûre : le bras de fer entre le gouvernement et son opposition n’a pas fini de faire parler.
Laguinee.info





