jeudi, avril 3, 2025
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Simandou 2040 : Marc Yombouno parle d’un programme flou

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Lors de l’assemblée générale du RPG Arc-en-Ciel ce samedi 1er mars 2025, Marc Yombouno, membre du bureau politique du RPG Arc-en-Ciel, a exprimé des réserves concernant le programme Simandou 2040.

Il a souligné que ce programme n’est, selon lui, que de la propagande. « Ce n’est qu’un slogan de propagande », a-t-il déclaré, le qualifiant ainsi plutôt que d’un programme concret.

Selon Marc Yombouno, il existe une distinction importante entre le Programme Simandou et le Projet Simandou. Il a précisé : « Le Programme Simandou 2040 ne représente rien de plus que des déclarations sans substance. »

Yombouno a également souligné qu’il manque des éléments essentiels à ce programme, notamment une « structure définie d’activités, de projets et d’initiatives visant à améliorer les conditions socio-économiques. »

Il a martelé cette idée avant de le comparer au Programme National de Développement Économique et Social sous Alpha Condé, qui avait, selon lui, un coût défini, contrairement au programme Simandou 2040, qui, d’après lui, est encore en cours de construction avec des experts étrangers et n’est pas finalisé.

Des critiques sur la promesse d’une Guinée prospère

En outre, Yombouno a critiqué la promesse d’une Guinée prospère en 2040 grâce au projet Simandou, qualifiant cette vision de trompeuse. Il a fait remarquer que la réalisation du projet « pourrait entraîner des pertes d’emplois », soulignant que le Projet Simandou « ne constitue pas une initiative nouvelle ».

Il a rappelé que le projet remonte à l’époque de Sékou Touré et a pris forme sous le général Lansana Conté, lorsque Rio Tinto avait obtenu le marché d’exploitation. L’implantation de Rio Tinto avait permis la construction d’infrastructures, dont un aéroport à Beyla.

Plus loin, M. Yombouno a rappelé que sous la « présidence d’Alpha Condé, des poursuites ont été engagées contre Rio Tinto, qui avait sécurisé l’exploitation sans avancer dans les travaux. En conséquence, Rio Tinto a été condamné à verser 720 millions de dollars à l’État guinéen. Par la suite, sous la présidence d’Alpha Condé, des négociations ont permis l’arrivée des Chinois pour poursuivre les travaux, notamment ceux du ferroviaire. Ce projet aurait pu générer environ 12 000 emplois. Cependant, après le coup d’État, les travaux ont été suspendus et le contrat a été interrompu. », déclare-t-il.

IAC, pour laguinee.info

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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