jeudi, avril 3, 2025
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Politique : l’UFDG dénonce une « persécution politique » après la suspension de son congrès

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La tension monte entre l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et les autorités de la transition. Après la suspension par le tribunal de Dixinn du processus de renouvellement des instances du parti, la direction de l’UFDG a publié un communiqué au ton particulièrement virulent, dénonçant une « attaque frontale contre la liberté d’association et la démocratie ».

Selon le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, cette décision judiciaire ne serait qu’une énième manœuvre de la junte au pouvoir pour affaiblir l’opposition et museler toute voix discordante. « Voir la justice, pilier de l’État de droit, se transformer en simple exécutant d’un pouvoir qui ne cache plus ses ambitions dictatoriales nous choque profondément », affirme l’UFDG dans sa déclaration.

Une opposition sous pression

Depuis l’arrivée du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), l’UFDG affirme être la cible d’une répression sans relâche : « assassinats impunis, poursuites fantaisistes, spoliations de nos dirigeants, arrestations et condamnations arbitraires de nos militants ». Pour le parti, il ne fait aucun doute que cette série d’entraves vise à l’empêcher de jouer son rôle de premier opposant au régime militaire en place.

Le processus de renouvellement des instances de l’UFDG, qui devait s’achever en avril, concernait aussi bien les structures nationales qu’internationales. Sa suspension est perçue comme une violation des droits fondamentaux garantis par la Charte de la transition et les conventions internationales.

Un climat politique sous tension

L’UFDG ne se limite pas à dénoncer son propre cas. Le parti accuse la junte d’avoir mis l’administration au service de la « candidature illégale » du chef de la transition, Mamadi Doumbouya, qu’il accuse de violer son serment et les textes nationaux et internationaux relatifs à la démocratie et à la gouvernance.

Face à cette situation, l’UFDG en appelle à la mobilisation de ses militants et des forces vives du pays contre ce qu’il considère comme une tentative de confiscation du pouvoir. « L’UFDG ne cédera ni à l’intimidation ni à l’injustice. Elle ne reculera pas face à l’arbitraire », assure le communiqué, martelant son mot d’ordre : « Mobilisation, résistance, victoire ! »

La suspension du congrès de l’UFDG marque un nouvel épisode dans la confrontation entre le pouvoir et l’opposition. Reste à voir quelle sera la prochaine riposte du parti et si cette décision judiciaire suscitera une réaction des organisations de défense des droits et des institutions internationales.

Laguinee.info

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