vendredi, février 28, 2025
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Transition, énergie sous Alpha Condé: Dr Faya Millimouno peint tout en noir

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Face aux menaces, il ne plie pas. Face aux intimidations, il reste droit dans ses bottes. Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral, ne dévie pas de sa trajectoire. Dans une vidéo diffusée sur Facebook, il s’est adressé à ses militants et sympathisants, répondant aux inquiétudes grandissantes sur sa sécurité et réaffirmant son engagement politique.

« Chers militants, chers sympathisants du Bloc Libéral, je sais que parmi vous, beaucoup se posent des questions. Lorsque vous apprenez à travers les réseaux sociaux que je suis personnellement menacé, que je reçois des menaces de mort, je sais que ça vous inquiète. Mais je vais vous dire quelque chose: le combat dans lequel nous sommes est un combat d’une extrême importance. Si vous entendez des réactions, des menaces, des calomnies, des injures, c’est parce que nous sommes sur la bonne voie.»

Depuis la prise du pouvoir par le CNRD le 5 septembre 2021, l’opposition politique peine à se faire entendre. Le Bloc Libéral, lui, entend poursuivre son engagement, malgré les obstacles. Faya Millimouno le sait, ses positions dérangent. Il affirme être victime de campagnes de dénigrement, mais il ne s’en étonne pas.

« On veut casser notre élan. On veut casser notre moral. Ce n’est pas ce qu’ils prospèrent. Parce que si nous le faisons, ils auront atteint leur objectif. Rappelez-vous, depuis que le Bloc Libéral a été créé, nous avons dit, nous allons combattre le mensonge dans ce pays. Nous allons combattre l’ethnocentrisme dans ce pays. Nous allons remettre ce pays sur la ligne des valeurs et des principes. Ce combat-là, ça nous fait déjà 12 ans depuis que nous le menons. Rien ne doit s’arrêter. »

Quitter la Guinée ? Hors de question

La situation sécuritaire de certains opposants suscite des interrogations. Dans son message, Dr Millimouno révèle que plusieurs de ses partisans lui ont suggéré de quitter la Guinée. Il s’y refuse catégoriquement.

« Beaucoup d’entre vous m’avaient appelé pour suggérer que je m’éloigne de la Guinée. Non, ce n’est pas la chose à faire non plus. »

Même pour des raisons médicales, il affirme qu’il ne partirait que si cela s’imposait, en toute transparence.

« Le jour que j’aurai envie de sortir, parce que dans le pays, nous avons certes des médecins très compétents. Ça, il faut le reconnaître. Les médecins que nous avons en Guinée, ils ont été dans les mêmes écoles que ceux que vous allez trouver en France, en Tunisie, au Maroc, aux États-Unis. Ce que nous manquons ici, c’est des infrastructures adéquates. C’est un service de qualité. Donc, si le moment, n’est-ce pas, arrive que j’ai besoin de sortir pour aller faire un contrôle médical, eh bien, je vous serai informé et je prendrai, comme je l’ai toujours fait, la voie de l’aéroport à Mexico-Touré pour sortir du pays pour le temps pour lequel je vais sortir et je reviendrai. »

Une stratégie politique entravée

Le Bloc Libéral avait planifié une série d’actions pour l’année 2025, notamment une tournée en région forestière. Mais selon son président, les autorités cherchent à l’empêcher de la réaliser.

« C’est maintenant que nous devons nous lever partout où nous sommes, dans nos villages, dans nos districts, dans les sous-préfectures, aller vers les Guinéens. Parce que de plus en plus, les Guinéens comprennent que nous sommes sur la bonne voie. Je reçois, n’est-ce pas, des milliers d’appels, des milliers d’appels pour m’encourager. »

« Aujourd’hui, le CNRD et ses soutiens n’ont plus d’arguments. C’est pour cette raison qu’ils choisissent la voie de la violence, la voie de l’intimidation, la voie de la calomnie. »

Pour le leader politique, cette posture des autorités vise à neutraliser ses actions et à le maintenir hors du terrain. Il accuse le pouvoir d’avoir organisé une « immersion gouvernementale » pour entraver la mise en œuvre de son programme.

« Je suis convaincu, depuis le jour où on a annoncé qu’il y a une immersion gouvernementale à l’intérieur, j’ai compris que c’était pour nous empêcher d’exécuter l’étape numéro 1 de notre plan d’action 2025. Rappelez-vous, nous devrions aller en région forestière. Nous devrions présenter les condoléances à Nzérékoré. Nous devons assurer une retraite avec tous nos responsables de la région forestière. Nous devrions faire des meetings publics à Lola, à Yomou, à Beyla, à Macenta, à Kérouané, à Kissidougou et Faranah. Ce n’est que partie remise. Nous ne reculerons pas, ça se fera. »

« La vérité finira par éclater »

Le leader politique insiste : la vérité triomphe toujours. Peu importe les stratégies utilisées pour le faire taire, il reste persuadé que le peuple finira par comprendre.

« La vérité, vous pouvez l’enfouir à des profondeurs, je ne sais de combien de mètres, mais elle finit toujours. Elle finit toujours par être à la surface. Le mensonge, quelle que soit la façon dont vous allez l’appeler, le peuple finira par comprendre. Et c’est le chemin sur lequel nous sommes. »

Il dénonce également ce qu’il considère comme une dérive morale du pouvoir.

« Quand je vois dans une république comme la Guinée, une société aussi religieuse, les ministres de la République danser à la musique d’un injureur public, j’ai dit, nous avons tous touché le fond. Et vous êtes très nombreux, les Guinéens, qui ne ressentez aucune fierté devant cette situation. »

Leçons du passé et avenir politique

S’appuyant sur son expérience et ses voyages, il invite les Guinéens à l’exigence et à la vigilance.

« Je me suis promené dans beaucoup de pays du monde. J’ ai visité des pays qui ont connu la guerre. Les mêmes pays pour les choses dans lesquelles nos enfants aujourd’hui mettent leur vie en danger pour aller. Je n’en ai trouvé aucun pays où on ment le matin, on ment à midi, on ment le soir et ce pays-là s’est développé. Je n’en ai pas trouvé. C’est pour cette raison que nous n’acceptons pas d’emboîter le pas à ceux qui comptent le peuple guinéen. »

Il revient enfin sur un sujet sensible : la gestion de l’énergie sous Alpha Condé.

« Durant les années Alpha Condé, nous avons pris plusieurs fois la parole pour demander si on est en train de nous construire qu’un État, oui on est en train de nous construire Souapiti. C’est d’ailleurs la réalisation pour laquelle beaucoup de militants, de RPG nous ont rabâché les oreilles pour dire que le professeur a fait ceci, il a fait cela. Mais aujourd’hui, la vérité a jailli. 86% de l’énergie électrique. 86% de l’énergie électrique. »

Un combat qui continue

Dr Faya Millimouno maintient le cap. Pour lui, les pressions et les menaces ne sont que des preuves supplémentaires que son combat est légitime. Il invite ses militants à tenir bon et à continuer le travail de terrain.

Sa détermination est intacte. « Rien ne doit s’arrêter. »

Laguinee.info

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