Dans une déclaration cinglante sur ses réseaux sociaux, Christe Mama Koendo a exprimé son mécontentement face à la diffusion non autorisée d’une chanson qu’elle avait réalisée en 2013. Ce morceau, resté jusqu’alors dans l’ombre, refait surface sans l’aval de l’artiste, et l’affaire prend une tournure des plus délicates. L’artiste a tenu à répondre directement à Bob Mouve, l’auteur de la fuite, et à rappeler ses droits sur son œuvre.
Retour sur un morceau oublié
Le projet en question remonte à 2013. À l’époque, Christe Mama Koendo enregistre cette chanson, mais elle décide de ne pas la diffuser au grand public, préférant s’engager dans des projets à caractère humanitaire, notamment la création de son ONG. En effet, la chanson n’a jamais fait partie des priorités de l’artiste et a été laissée de côté. Cette décision était d’autant plus marquée par son souhait de ne pas s’impliquer politiquement à l’époque, préférant se concentrer sur des projets plus personnels. Comme elle l’a précisé dans son message : « Je tiens à préciser que j’assume pleinement cette œuvre dans le contexte d’alors. Cependant, après une concertation avec mon équipe managériale de l’époque, nous avions pris la décision de ne pas nous engager en politique, car j’ambitionnais de créer une ONG, ce qui a effectivement été réalisé. »
Ainsi, la chanson est restée dans un coin sombre des archives musicales de l’artiste, jusqu’à ce qu’elle soit soudainement partagée sur Facebook par Bob Mouve. Le clip n’était donc pas destiné à être vu par le public, ce qui soulève une série de questions auxquelles Christe Mama Koendo n’a pas tardé à répondre.
Un mystère bien trouble
Dans sa réaction, Christe Mama Koendo s’interroge vivement sur la manière dont son morceau a pu être récupéré et diffusé sans son autorisation. « Je suis vivement préoccupé par la diffusion de cette chanson par vous sur votre page Facebook officielle. Je m’interroge sur la manière dont vous avez pu obtenir cette œuvre. Je souhaiterais également savoir qui vous a autorisé à la partager publiquement. » Des questions restées sans réponse et qui alimentent le mystère de cette fuite.
La chanteuse ne cache pas son irritation face à la situation et se montre particulièrement ferme dans ses propos. Elle insiste sur le fait que cette chanson n’a jamais été prévue pour être partagée publiquement et qu’aucune décision de ce genre n’a été prise à l’époque. Elle réaffirme : « Je tiens à préciser que j’assume pleinement cette œuvre dans le contexte d’alors, » mais que la décision de la rendre publique n’a jamais été envisagée.
La menace juridique : un coup de semonce
Face à cette violation, Christe Mama Koendo ne compte pas se laisser faire. Elle annonce d’ores et déjà que son avocat interviendra pour défendre ses droits. Elle annonce avec fermeté : « Je tiens à vous informer que dès la première heure, mon avocat prendra les mesures nécessaires pour rectifier cette violation flagrante dont je suis victime.« En d’autres termes, la chanteuse n’hésite pas à recourir à la justice pour faire respecter ses droits d’auteur et pour rectifier ce qu’elle considère comme une atteinte à son intégrité artistique.
Cette déclaration ferme est un message clair pour ceux qui se croient au-dessus des règles en matière de droits d’auteur. Christe Mama Koendo se positionne ici comme une défenseuse de ses droits et rappelle que l’artiste reste le seul maître de son œuvre, peu importe la durée qui s’est écoulée depuis sa création.
Une fuite stratégique ou un simple malentendu ?
Cette affaire soulève une question fondamentale : la fuite du clip de Christe Mama Koendo est-elle un simple malentendu ou une tentative délibérée de créer du buzz autour de l’artiste sans son consentement ? L’Internet, par sa rapidité et son accessibilité, offre une plateforme où une œuvre peut être diffusée à grande échelle sans l’accord de son créateur. Mais est-ce suffisant pour justifier une violation de droits d’auteur ? C’est en tout cas la question à laquelle Bob Mouve devra répondre.
Pour l’artiste, il ne s’agit pas simplement de la perte d’une œuvre non autorisée, mais de la mise en danger de son image et de son parcours artistique. Christe Mama Koendo fait savoir que son engagement pour la protection de ses créations et de ses projets personnels ne s’arrête pas à la musique. Elle annonce également sa détermination à prendre toutes les démarches nécessaires pour qu’un tel incident ne se reproduise plus.
La guerre des droits d’auteur dans l’ère numérique
Ce nouveau conflit attire l’attention sur un problème récurrent à l’ère numérique : celui du respect des droits d’auteur. Dans un monde où la frontière entre privé et public devient de plus en plus floue, chaque artiste se doit de protéger ses créations. Mais face à des pratiques de diffusion non autorisées, comme celle qui touche Christe Mama Koendo, il devient crucial de rappeler que tout contenu appartient avant tout à son créateur. Et ce dernier a le droit de choisir quand et comment il souhaite que son œuvre soit exposée.
Si Bob Mouve a agi sans malveillance, sa diffusion pourrait néanmoins être perçue comme une tentative de détourner l’attention autour d’une œuvre qui ne demandait qu’à rester dans les coulisses. À l’heure où les artistes jonglent avec les enjeux de visibilité et de contrôle de leur image, des incidents de ce genre pourraient bien devenir plus fréquents, si aucune législation claire n’est mise en place pour protéger les créateurs dans cet espace numérique de plus en plus complexe.
Laguinee.info