L’opposant ougandais Kizza Besigye, figure emblématique de la politique nationale, a entamé une grève de la faim pour dénoncer son incarcération, qui dure depuis près de trois mois. Son arrestation en novembre dernier, après un transfert controversé depuis le Kenya, continue de susciter des réactions selon africanews.com.
Un opposant sous pression judiciaire
Ancien candidat à la présidentielle, Kizza Besigye a affronté le président Yoweri Museveni à quatre reprises dans les urnes. Il a été arrêté à plusieurs reprises ces dernières années, notamment en 2005 lorsqu’il avait été accusé de trahison et de viol avant d’être acquitté. Cette fois, il est poursuivi pour possession illégale d’armes et tentative d’achat d’armes à l’étranger, des charges qu’il rejette.
Selon notre source, son procès, prévu pour janvier, a été reporté sans explication. En Ouganda, il est fréquent que des civils soient jugés par des tribunaux militaires, une pratique récemment déclarée illégale par la Cour suprême. Le gouvernement a toutefois annoncé vouloir contester cette décision.
Un état de santé sous surveillance
Alors qu’il poursuit sa grève de la faim, l’état de santé de Kizza Besigye est suivi de près. Ses soutiens dénoncent une détention prolongée sans procès, tandis que les autorités restent discrètes sur l’évolution de son dossier.
Ce nouvel épisode relance le débat sur la place de l’opposition et l’indépendance de la justice en Ouganda. Reste à voir si la mobilisation autour de son cas entraînera une évolution de sa situation.
Laguinee.info