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Fermeture de la radio fraternité Fm à Kankan : « Il m’a demandé de faire tout pour fermer la radio. C’est ce que j’ai fait. »précise Mamadi Kansa Doumbouya

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La fermeture de la radio Fraternité FM à Kankan continue de susciter l’indignation et les interrogations. Ce jeudi 10 octobre 2024, Mamadi Kansa Doumbouya a révélé sur une radio à Labé qu’il avait reçu l’ordre du promoteur de fermer la station. « Il m’a demandé de faire tout pour fermer la radio. C’est ce que j’ai fait. »

Une décision venue de Mamou

Lors d’un point de presse la semaine dernière, le Directeur régional de l’information et de la communication avait annoncé la fermeture de plusieurs radios privées à Kankan, invoquant l’absence de documents administratifs. Fraternité FM était en tête de liste. Cependant, Mamadi Kansa Doumbouya a révélé que la situation de cette radio était particulière.

« Le cas de la radio Fraternité date juste d’il y a une année. C’est un prédicateur qui est allé voir le promoteur afin de l’aider à installer le relais de la radio à Kankan. Ils étaient en pourparlers », a-t-il expliqué, précisant que le promoteur avait demandé au prédicateur de patienter pour régulariser la situation auprès du ministère de l’Information et de la Communication.

Diffusion non autorisée

Malgré ces discussions, Mamadi Kansa Doumbouya a déclaré que les événements avaient pris une tournure inattendue. « Nous étions dans cette attente, le relais de Kankan a commencé à émettre sans l’aval, sans l’accord du promoteur de la radio Fraternité FM à Mamou. » Cette diffusion non autorisée a conduit à une réaction rapide des autorités.

Le Directeur régional de l’information et de la communication a immédiatement pris contact avec le promoteur de la radio pour éclaircir la situation. La réponse fut sans appel. « Quand j’ai été informé, je lui ai appelé et je lui ai dit que sa radio émet à Kankan, est-ce que vous êtes informé. Il m’a dit non, je ne suis pas informé », a rapporté Mamadi Kansa Doumbouya.

Une fermeture ordonnée sans délai

Face à cette violation, le promoteur de Fraternité FM n’a pas tardé à agir. Selon Doumbouya, l’ordre était clair : « Il m’a demandé de faire tout pour fermer la radio. C’est ce que j’ai fait. Mais comme c’était une compilation, une communication globale, voilà c’est ce que je tenais à préciser. »

La situation à Kankan démontre une fois de plus les défis auxquels les médias privés sont confrontés, notamment en matière de régularisation et de conformité administrative. La fermeture de Fraternité FM pose des questions sur la gestion des radios communautaires en Guinée et le rôle des autorités dans la protection de la liberté de la presse.

Ibrahima Alhassane Camara, pour Laguinee.info

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