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Rénovation des maisons sociales à Kankan : la maison de presse mise à l’écart par la SONAPI ?

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À la veille de la fête de Tabaski 2024, la cité de Nabaya à Kankan est en pleine effervescence. Les travaux de rénovation des maisons sociales situées au quartier Aviation battent leur plein, afin d’accueillir les invités dans des conditions optimales. Les ouvriers de l’entreprise SONAPI s’affairent, et les murs, fraîchement repeints en blanc et rouge, témoignent de l’avancée des travaux.

Cependant, une anomalie frappe les esprits des habitants et des professionnels de la région. Au milieu de ces bâtiments en cours de rénovation se trouve la maison régionale de la presse, octroyée par le CNRD lors d’une tournée gouvernementale en Haute Guinée. Étrangement, ce bâtiment reste intouché par les efforts de rénovation menés par la SONAPI, comme l’a constaté notre correspondant à Kankan.

Cette situation suscite l’incompréhension et l’indignation des membres du bureau exécutif de la maison régionale de Kankan. Amadou Oury Souaré, journaliste et secrétaire administratif de l’association des journalistes de la région de Kankan, exprime son désarroi : « Ce qui se passe actuellement est totalement incompréhensible. Nous ne pensons pas que ce lieu soit privé ; c’est un endroit public, c’est l’État qui nous l’a donné. Si on est en train de rénover une structure étatique, nous pensons qu’il est normal de rénover tous les bâtiments situés dans le périmètre en question. »

Amadou Oury Souaré  dit avoir tenté d’établir un dialogue avec les responsables nationaux de la SONAPI, mais ses efforts seraient restés sans réponse. « Il y a eu des échanges au niveau du bureau exécutif. Notre président a cherché à contacter les responsables de la SONAPI sur le plan national, mais toutes nos tentatives sont restées vaines. Nous n’avons aucune information fiable. Ceux qui sont sur le terrain disent qu’ils ne font qu’exécuter les instructions qui leur ont été données », poursuit-il.

Face à cette situation, Amadou Oury Souaré lance un appel aux autorités : « Je profite de l’occasion pour demander aux autorités de bien vouloir revoir cette décision et de considérer notre requête, afin que notre bâtiment soit rénové comme les autres. »

Cette distinction faite par les autorités constitue-t-elle un nouvel acharnement contre la presse guinéenne ? Seul l’avenir nous le dira.

De Kankan, Karifa Doumbouya, pour Laguinee.info

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