L’arrestation de Hamadoun Bah, secrétaire général du Syndicat national des assurances, banques et établissements financiers du Mali (Synabef) et secrétaire général adjoint de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), a déclenché une vague de réactions au sein du pays. Arrêté et placé sous mandat de dépôt mercredi pour « faux et usage de faux » dans un contexte de conflit interne, certains voient cette mesure comme une tentative de museler le mouvement syndical.
En réponse à cette situation, le Synabef a annoncé une grève qui débutera ce jeudi 6 juin 2024 et se prolongera jusqu’au samedi 8 juin. Le syndicat dénonce une « entrave à la liberté syndicale » et appelle à une cessation de travail dans toutes les banques, assurances, établissements financiers, commerces et entreprises pétrolières du pays.
Le Synabef, soutenu par d’autres organisations syndicales, affirme que cette arrestation est une attaque directe contre les droits des travailleurs et une tentative de faire taire ceux qui défendent leurs intérêts. « Nous ne pouvons pas rester silencieux face à une telle injustice. Nous demandons la libération immédiate de Hamadoun Bah et la fin de la répression contre les syndicats », a déclaré un représentant du Synabef.
Mercredi, 5 juin 2024, une délégation de l’UNTM, la principale centrale syndicale du pays, a été reçue à la présidence pour tenter d’obtenir la libération de Hamadoun Bah. Selon des sources syndicales relayées par le site d’informations RFI, des discussions sont en cours mais aucun accord n’a encore été trouvé.
Cette situation tendue laisse présager des perturbations importantes dans les secteurs clés de l’économie malienne, et les travailleurs appellent à la solidarité nationale pour défendre leurs droits et libertés.
Mariama Dalanda Bah, pour Laguinee.info





