Suite à des accusations de corruption, l’ancienne présidente de l’Assemblée nationale d’Afrique du Sud, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a été arrêtée ce jeudi 4 avril 2024. Cette arrestation survient peu de temps après sa démission de son poste de présidente du parlement sud-africain.
Selon les informations rapportées par Africanews, Nosiviwe Mapisa-Nqakula s’est rendue à la police à Pretoria et a été emmenée à la Cour des magistrats de la capitale, où elle a été libérée après avoir payé une caution de 50 000 rands (environ 2670 $).
L’ancienne présidente de l’Assemblée nationale est accusée d’avoir reçu environ 135 000 $ de pots-de-vin lorsqu’elle était ministre de la Défense. Cette affaire de corruption fragilise davantage le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Avec des élections législatives prévues pour le 29 mai prochain, l’ANC se trouve dans une position délicate pour conserver sa majorité.
Mapisa-Nqakula maintient son innocence et affirme que les accusations portées contre elle sont motivées par des raisons politiques. Les allégations remontent à plusieurs années, où elle aurait reçu des paiements en espèces d’un entrepreneur de la défense pendant son mandat ministériel entre 2016 et 2019.
Des perquisitions ont été menées à son domicile à Johannesburg, et elle a été informée par les autorités de l’intention de l’État de l’inculper de 12 chefs d’accusation de corruption et de blanchiment d’argent.
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Selon notre source, après avoir échoué dans sa tentative judiciaire de bloquer son arrestation, Mapisa-Nqakula a démissionné de ses fonctions de présidente du Parlement et de législateur. Lors de sa comparution devant la cour ce jeudi, elle a plaidé qu’elle n’avait aucune intention de fuir et a souligné les conséquences importantes auxquelles elle serait confrontée en évitant son procès, notamment la perte de sa pension d’État et l’accès à ses enfants basés à Johannesburg.
Les procureurs n’ont pas opposé de résistance à sa demande de libération sous caution, et son cas a été reporté au 4 juin pour de nouvelles audiences.
Boundèbengouno, pour Laguinee.info





