A travers un communiqué publié en début de semaine, le gouvernement guinéen a procédé à une augmentation des prix des denrées des premières nécessités.
Une situation qui inquiète plus d’un en cette période de crise et surtout à moins de deux mois du ramadan et du carême chrétien.
Pour Ibrahima Sory Diallo, acteur de la société civile à Coyah, le gouvernement devrait consulter la population avant de procéder à une quelconque augmentation des prix. Il l’a dit lors d’un entretien accordé à une journaliste de Laguinee.info ce vendredi, 02 février 2024.
“Le gouvernement devait commencer par informer et sensibiliser la population par rapport à cette possibilité d’augmenter les prix. Les prix ont deux fois de plus exonéré par rapport aux précédents prix. Un sac de riz Bangladesh se vend à 360.000 fg à Coyah,et le sac de sucre à 490.000fg . Avec ces prix où est la mesure de sécurité alimentaire? C’est vraiment déplorable”, regrette cet acteur de la société civile guinéenne
Ibrahima Sory dénonce le fait que cette décision intervienne alors que le peuple n’est pas sorti de la psychose de l’incendie du dépôt d’hydrocarbures de Kaloum, et à moins de deux mois des mois saints musulmans chrétien. Il a évoqué les impacts de cette décision: “Les conséquences sont énormes à partir du moment que, les parents ne sont pas en mesure d’assurer le quotidien, les frustrations et agitations sont difficiles à barrer dans pareille situation. Il serait donc difficile de limiter la migration clandestine quand les conditions de vie sont aussi chères”, pense M.Diallo .
L’acteur de la société civile invite le gouvernement à revoir certains prix en faveur des citoyens sinon: « d’autres enfants cesseront d’aller à l’école, car les parents ne seront pas en mesure de payer les frais de scolarité à cette allure. Ils nous parlaient de milliards investis dans l’agriculture mais, où est cette récolte s’il est vrai que cet argent était dirigé dans ce projet?” s’interroge M.Diallo.
De Coyah, Mariama Dalanda Bah, pour Laguinee.info





