L’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo depuis mai a franchi un cap inquiétant. Le nombre de cas confirmés a dépassé les 9 000, avec plus de 4 300 décès, selon les chiffres officiels publiés mardi par le ministère de la Santé, cité par africanews.com.
Le bilan communiqué fait état de 9 066 cas confirmés et de 4 381 décès, soit un taux de létalité de 48,3%. Le nombre de morts représente près de la moitié des cas confirmés.
Il s’agit de la 17e épidémie d’Ebola de l’histoire du pays, devenue la plus importante jamais enregistrée en RDC et la deuxième au monde après l’épidémie de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest.
Sept provinces touchées, des foyers « explosifs »
L’épidémie s’étend désormais à sept provinces : Haut-Uélé, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Bas-Uélé, Tshopo et Sud-Ubangi. Au total, 65 zones de santé sont touchées.
Le Dr Catherine Smallwood, responsable de la gestion des incidents à l’OMS en RDC cité par notre source, alerte sur la dynamique : « Nous assistons à d’importants foyers épidémiques, parfois très explosifs, qui continuent de faire de cette épidémie un défi colossal. Parce que ces foyers surviennent souvent dans des zones sanitaires soit isolées, soit difficiles d’accès. »
Les autorités sanitaires font état de 88 nouveaux cas dans le dernier rapport et soulignent que « la transmission communautaire reste préoccupante », une grande partie des décès survenant en dehors des centres de traitement.
Une souche sans vaccin approuvé
L’épidémie est due au virus rare de Bundibugyo, pour lequel il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement approuvé. Les équipes de riposte font face à la méfiance de certaines communautés et au conflit en cours dans l’Est du pays, qui complique l’acheminement des ressources sanitaires.
Face au risque de propagation transfrontalière, après un premier cas importé mortel au Kenya la semaine dernière, l’OMS prépare un essai clinique de vaccin contre la souche Bundibugyo dans les prochaines semaines.
Laguinee.info





