spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

De la douleur à la survie : M’mah Kaba lance un cri de détresse depuis Matoto

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Ventre gonflé, pieds enflés, déplacements devenus impossibles. À 40 ans, M’mah Kaba, domiciliée à Matoto Khabitaya, vit clouée sur une chaise, faute de moyens pour se soigner. Après avoir épuisé toutes ses économies, elle lance un appel à la solidarité pour poursuivre ses soins.

Matoto Khabitaya, 12 octobre 2026. M’mah Kaba, 40 ans, répond aux journalistes depuis son domicile. Ventre gonflé, douleurs persistantes et pieds enflés, elle affirme avoir épuisé toutes ses économies pour financer ses examens et lance un appel à la solidarité pour poursuivre ses soins. Crédit photo : Ibrahima Alhassane Camara / Laguinee.info- © Laguinee.info – Tous droits réservés – 12/10/2026

La vie de M’mah Kaba a basculé après le décès de son mari. C’est à cette période que sont apparus les premiers symptômes. Pensant souffrir d’une simple infection vaginale, elle enchaîne les traitements. Aucune amélioration.

Commence alors un long parcours médical. Consultations, examens, orientations. Elle est d’abord reçue à l’hôpital de la Carrière où des analyses sont effectuées pour écarter une tuberculose. L’hypothèse est écartée, mais aucun diagnostic précis ne lui est communiqué.

Orientée ensuite vers une clinique privée à Sangoyah, elle rencontre le Dr Keita. Le diagnostic évoqué : un utérus enflé qui expliquerait le gonflement de son ventre. Un scanner lui est prescrit pour en savoir plus.

Mais le coût des examens devient un mur. Le scanner est facturé à 2 300 000 GNF. Avec l’accord du médecin, elle parvient à réunir 2 100 000 GNF au prix d’énormes sacrifices.

L’espoir est de courte durée.

« Après le scanner, il a prescrit une ordonnance qui s’élève à 3 000 000 de francs guinéens. Pour le traitement complet, il a dit qu’il fallait 6 000 000 GNF, alors que nous n’avons plus d’argent », confie-t-elle, la voix brisée.

Aujourd’hui, son état se dégrade. Le ventre reste gonflé, les pieds enflés, les douleurs sont permanentes. Ses déplacements sont quasi impossibles. Elle passe ses journées assise sur une chaise, entourée de ses enfants et de proches impuissants face à la maladie.

« Aidez-moi ! Je souffre à chaque instant », lance-t-elle, les larmes aux yeux.

Pour financer ses premiers examens, M’mah Kaba dit avoir vendu ses objets de valeur et épuisé ses dernières ressources. Le coût du traitement complet, estimé à 6 millions de francs guinéens, est désormais hors de sa portée.

Face à l’impasse, elle en appelle aux personnes de bonne volonté, aux associations, aux ONG et aux structures humanitaires.

« Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de m’aider. Je veux pouvoir poursuivre mes soins et retrouver une vie normale », implore-t-elle.

Toute personne souhaitant lui apporter un soutien peut se rapprocher de sa famille à Matoto Khabitaya pour faciliter sa prise en charge médicale.

IAC, pour Laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS