Deux arrêtés publiés par le Ministère des Mines et de la Géologie, à la RTG ce lundi 5 octobre 2026, le gouvernement guinéen, à travers le ministère des Mines et de la Géologie, a rendue publique l’initiative de réorganisation en profondeur du secteur aurifère national.
C’est un nouvel encadrement juridique qui impose désormais le raffinage local de l’intégralité de la production d’or et met en place la Plateforme Intégrée Nationale de Traçabilité de l’Or (PINTO).
Ledit encadrement officialise l’obligation de transformation sur le sol national. Ce qui signifie que désormais, tout l’or extrait des concessions industrielles, semi-industrielles et des exploitations artisanales mécanisées doit impérativement être acheminé vers des raffineries agréées situées en Guinée.
Cette mesure vise à capter la valeur ajoutée au niveau national grâce à l’émergence d’un tissu industriel de raffinage à haute technicité.
Le texte garantit également aux déposants la pleine préservation de leur droit de propriété sur le minerai lors des opérations de fonte et d’affinage, encadrées par des contrats clairs et transparents.
Traçabilité intégrale et normes internationales
Afin de sécuriser les flux et de lutter contre la contrebande, les autorités s’appuient sur l’outil numérique PINTO. La plateforme attribue un identifiant unique et incrémental à chaque lot extrait, permettant un suivi rigoureux de la mine jusqu’au marché final.
Toutefois, l’accès au secteur est désormais conditionné au respect des exigences de diligence raisonnable de l’OCDE et de la London Bullion Market Association (LBMA).
Par ailleurs, les raffineries et comptoirs agréés devront justifier de l’origine légale de leur or, garantissant qu’il ne provient pas de zones de conflit et ne participe ni au blanchiment d’argent ni au financement du terrorisme.
La gestion technique de la PINTO est confiée à l’Office Guinéen d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (OGED). Et le suivi des opérations relève d’un Comité de pilotage interinstitutionnel présidé par le Secrétaire Général du Ministère des Mines, réunissant la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), la Direction Générale des Douanes, la Brigade anti-fraude ainsi que le Laboratoire National de Géologie.
Ismael Sam, pour Laguinee.info





