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Sidya Touré est décédé : Boubacar Yacine Diallo pleure un homme d’État et un ami fidèle

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« Aujourd’hui, la Guinée pleure un grand Premier ministre, un réformateur pragmatique. Moi, je pleure un frère. » Au lendemain du décès de Sidya Touré, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, livre un témoignage empreint d’émotion sur plusieurs décennies d’amitié, de confiance et de fidélité avec l’ancien Premier ministre, décédé le 25 septembre 2026 à Paris.

Derrière la figure politique et l’ancien chef du gouvernement, c’est avant tout un ami que Boubacar Yacine Diallo pleure. Dans son hommage, le président de la HAC revient sur une relation nouée en 1997, au début de la Primature de Sidya Touré, et consolidée au fil des années, des épreuves et des engagements professionnels.

Une amitié née à l’aéroport

Tout commence en 1997. À l’époque, Sidya Touré est Premier ministre depuis quelques mois. Boubacar Yacine Diallo, alors directeur général de l’ORTG, le rencontre à l’aéroport. De cette première rencontre naît une estime réciproque qui, selon lui, ne s’est jamais démentie.

« Ce fut un coup de foudre amical immédiat. Une estime réciproque est née ce jour-là, pour ne plus jamais s’éteindre », témoigne-t-il.

Lorsque Sidya Touré quitte la Primature en 1999, leurs trajectoires professionnelles évoluent. L’ancien Premier ministre s’engage davantage en politique et fonde l’Union des forces républicaines (UFR), tandis que Boubacar Yacine Diallo se lance dans la presse avec la création du journal d’investigation L’Enquêteur.

Mais cette évolution ne met pas fin à leur proximité. Les rencontres à la résidence de Sidya Touré, à La Minière, restent des moments privilégiés, faits d’échanges, de confidences et de discussions autour de leurs espoirs et de leurs difficultés.

Une fidélité éprouvée dans les moments difficiles

L’amitié entre les deux hommes s’est également construite dans l’adversité. Boubacar Yacine Diallo se souvient notamment de l’arrestation de Sidya Touré et de son propre engagement journalistique pour informer sur cette situation et plaider en faveur de sa libération.

« Notre amitié s’est forgée et solidifiée dans l’acier des épreuves. Quand le régime l’a fait arrêter au milieu des années 2000, ma plume n’a pas tremblé : à travers la presse, j’ai écrit pour informer et dénoncer, tout en sensibilisant sans relâche les autorités en coulisses pour obtenir qu’il soit libre. Et lorsque c’est moi qui ai été harcelé, arrêté et persécuté pour mes écrits, Sidya a été là », raconte-t-il.

Dans ce témoignage, le président de la HAC met ainsi en avant une relation qui, au-delà des fonctions et des responsabilités, reposait sur une solidarité réciproque.

« Moi, je pleure un frère »

La disparition de Sidya Touré laisse Boubacar Yacine Diallo sous le choc. Au-delà de la perte d’un ancien Premier ministre et d’un acteur majeur de la vie politique guinéenne, il évoque celle d’un compagnon de plusieurs décennies.

« Aujourd’hui, la Guinée pleure un grand Premier ministre, un réformateur pragmatique. Moi, je pleure un frère », écrit-il.

À travers cet hommage, Boubacar Yacine Diallo retient la mémoire d’un homme d’État, mais aussi celle d’un ami dont la fidélité et la présence dans les moments difficiles auront profondément marqué son parcours personnel.

Pour le président de la HAC, la disparition de Sidya Touré est ainsi celle d’une figure de la République, mais aussi d’un frère que plusieurs décennies d’amitié avaient rendu irremplaçable.

IAC, pour Laguinee.info

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