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Diabya : dans ce village de Coyah, la vie s’organise autour du riz

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À une vingtaine de kilomètres de Wonkifong, dans la préfecture de Coyah, Diabya vit au rythme des bas-fonds et des récoltes de riz. Entre maisons modestes, champs cultivés et repas préparés au feu de bois, le quotidien des habitants reste étroitement lié à la terre, malgré des difficultés qui fragilisent certaines familles.

Pour accéder à Diabya, il faut emprunter un chemin bordé de verdure. Le village, d’une superficie estimée à environ 400 mètres, est entouré de zones de bas-fond principalement consacrées à la riziculture. Pour rejoindre certaines parcelles, les habitants doivent traverser ou longer ces espaces agricoles.

Dans le village, les concessions sont installées les unes à côté des autres. Certaines maisons sont faites de bois et de terre, tandis que d’autres sont entièrement couvertes de tôles. Les portes sont principalement en bois et les toitures présentent différentes couleurs, notamment le rouge et le blanc.

Dans les ruelles, les scènes du quotidien se succèdent. Des poulets circulent librement entre les habitations. Quelques motos sont stationnées sous des hangars ou contre les murs. Des enfants jouent à certains endroits du village, tandis que d’autres secteurs restent plus calmes.

À l’entrée des bas-fonds, des bananiers et des manguiers entourent les habitations. L’activité agricole est visible jusque dans le village. Une partie de la récolte de la saison précédente est étalée à même le sol pour sécher avant sa conservation ou son utilisation.

Dans le hangar, le repas se prépare

Pendant qu’une partie des habitants travaille dans les bas-fonds, une vieille femme prépare le repas familial dans un petit hangar, entourée d’enfants.

Deux marmites reposent sur des foyers rudimentaires constitués de trois pierres. Dans la plus grande, le riz cuit. La seconde sert à préparer la sauce.

À côté, quelques ustensiles illustrent la simplicité du quotidien. Une ancienne bouteille de mayonnaise contient de l’huile. Une autre, qui contenait auparavant du beurre, sert à conserver du sel. Une petite calebasse et un récipient rempli d’eau complètent l’installation.

La femme goûte la sauce, ajoute du sel et poursuit la préparation sous le regard des enfants.

Cette scène ordinaire illustre le poids de l’agriculture dans la vie des familles de Diabya, où le riz occupe une place centrale dans l’alimentation et les activités quotidiennes.

Une mère confrontée à la précarité

Derrière cette apparente tranquillité, certaines familles font face à des difficultés importantes. La vieille femme rencontrée dans le village raconte notamment une histoire familiale marquée par la disparition de ses deux époux et les difficultés rencontrées pour loger ses enfants.

« À nos autorités, nous sommes à Wonkifong Yélita, mais je travaille à Diabya. Mon premier mari est décédé et le second aussi. Ils m’ont laissée avec des enfants », témoigne-t-elle.

Elle explique ne pas disposer d’une maison permettant à ses enfants de vivre dans de meilleures conditions.

« Je n’ai pas où construire pour mes enfants. Mes enfants n’ont pas de maison, ils vivent dans des locations avec mes proches. Quand ils viennent me rendre visite à Wonkifond, ils dorment tous en bas de moi », raconte-t-elle.

Pour cette mère, disposer d’une maison pour ses enfants constitue désormais une priorité. Elle sollicite l’aide des autorités pour pouvoir réaliser ce projet.

« Aidez-moi à avoir de l’argent pour construire. Mes enfants n’ont pas de maisons et nous sommes pauvres. Je ne peux compter que sur l’aide de l’État », plaide-t-elle.

Un champ envahi par les ordures

À ses difficultés familiales s’ajoute une autre préoccupation liée à son activité agricole. La vieille femme affirme que la parcelle qu’elle cultivait est aujourd’hui envahie par des ordures, ce qui l’empêche de poursuivre normalement son activité.

« Le champ que je cultivais est submergé par les ordures. J’ai mis de l’herbicide pour détruire ces ordures afin que je puisse travailler, mais je n’arrive pas à travailler jusqu’à présent », explique-t-elle.

Dans un village où l’agriculture constitue une activité essentielle, l’état des parcelles représente une difficulté supplémentaire pour les habitants qui dépendent de leurs cultures.

À Diabya, une vie au rythme des champs

À Diabya, les journées s’organisent ainsi autour des bas-fonds, des récoltes et des tâches domestiques. Les enfants jouent dans les ruelles, les motos assurent les déplacements et les familles se retrouvent autour des repas préparés simplement.

Derrière cette vie rurale paisible se trouvent cependant des préoccupations liées au logement, à l’accès aux ressources et aux conditions de production agricole.

Dans ce village de Coyah où la vie s’articule largement autour du riz, les habitants continuent de compter sur la terre pour se nourrir et faire vivre leurs familles, tout en espérant de meilleures conditions de vie.

 

Ibrahima Diallo et Fatoumata Uarie Camara, stagiaires pour Laguinee.info

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