À Sangoyah, ses journées commencent au milieu des chaussures, des sacs et des outils de travail. Depuis 2009, Amadou Diallo façonne, répare et vend des articles de cordonnerie. Quinze ans plus tard, il regarde son atelier comme le fruit d’un métier qui lui a permis de se marier, d’avoir des enfants et de payer son loyer.
Pour Amadou Diallo, la cordonnerie est bien plus qu’une simple activité génératrice de revenus. Au fil des années, ce métier est devenu son principal moyen de subsistance.
« Je pratique ce métier depuis 2009. J’ai traversé plusieurs difficultés, mais c’est grâce à ce métier que j’ai pu me marier et avoir plusieurs enfants. Aujourd’hui, je paie ma location grâce à ce métier », témoigne-t-il.
Comme d’autres artisans, il doit composer avec les réalités quotidiennes de son activité : l’achat des matières premières, la fabrication des articles, leur commercialisation et la recherche de clients.

Malgré ces difficultés, Amadou Diallo estime que l’artisanat peut permettre à ceux qui s’y investissent de gagner leur vie. Il regrette toutefois que certains métiers manuels soient encore minimisés.
« Certaines personnes minimisent ce métier. Pourtant, s’il est bien pratiqué et avec beaucoup de sérieux, l’homme peut s’en sortir », affirme-t-il.
Son expérience témoigne ainsi de la place occupée par les métiers artisanaux dans le quotidien de certains Guinéens. Pour lui, la réussite dans ce secteur repose notamment sur la patience, la discipline et la persévérance.
À Sangoyah, Amadou Diallo poursuit donc son activité avec les moyens dont il dispose. Ses chaussures, sacs et autres articles exposés dans son atelier sont le résultat de plusieurs années de travail.
Avec le recul, l’artisan se dit satisfait du chemin parcouru depuis ses débuts.
« Aujourd’hui, je vis bien grâce à ce métier. Alhamdoulillah, vraiment », conclut-il.
Mamadouba Niang, stagiaire pour Laguinee.info





