« Putschiste » : cette qualification attribuée à Mamadi Doumbouya par un présentateur de France 24 provoque la réaction d’Alhoussein Makanera Kaké. Dans une publication sur son profil Facebook, mardi 15 septembre 2026, le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle GMD demande à la direction de la chaîne de sanctionner le journaliste Julien Franciuli.
Alhoussein Makanera Kaké qualifie les propos du présentateur d’« intolérables » et estime qu’ils ne doivent pas rester « impunis ».
Le responsable de la majorité présidentielle conteste notamment l’utilisation du terme « putschiste » pour désigner le chef de l’État. Il soutient que cette qualification ne correspond plus, selon lui, à la situation institutionnelle actuelle de la Guinée.
Alhoussein Makanera Kaké rappelle que « la transition est achevée, qu’une nouvelle Constitution a été adoptée et que le chef de l’État a été plébiscité à plus de 80 % par les urnes, un verdict validé par nos institutions compétentes ».
Dans sa publication, il accuse également Julien Franciuli de « malhonnêteté intellectuelle » et lui reproche d’ignorer « toutes les règles élémentaires de la déontologie ».
« Il n’a strictement aucune qualité pour désigner ou qualifier le président de la République de Guinée, et il ferait mieux de le comprendre », écrit-il.
Le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle estime par ailleurs que le traitement médiatique de la Guinée doit respecter le pays et sa population.
« La Guinée est un pays qui mérite le respect, et la population guinéenne mérite le respect. Nous n’avons nullement besoin de l’onction de ce faux journalisme pour choisir nos dirigeants », poursuit-il.
Une demande de sanctions à France 24
Dans la même publication, Alhoussein Makanera Kaké interpelle directement la direction de France 24 et lui demande de sanctionner le journaliste.
« Nous invitons fermement la direction de France 24 à prendre ses responsabilités et à sanctionner cet individu à la hauteur de sa forfaiture », écrit-il.
Il estime que l’absence de sanction pourrait conduire à considérer le média comme « complice de cette campagne de dénigrement ».
« La Guinée est un État souverain, libre et maître de son destin. Le mépris et les approximations sur commande ne passeront pas », conclut-il.
À ce stade, aucune réaction de France 24 à cette publication n’est rapportée.
Maïmouna Keïta, stagiaire pour Laguinee.info





