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De l’école à l’atelier : le parcours d’un jeune contraint de choisir entre études et survie

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Depuis 2018, il exerce un métier manuel pour subvenir à ses besoins et soutenir sa famille. Ce qui n’était au départ qu’une activité pour financer sa scolarité est devenu, après son échec au baccalauréat en 2023, son principal moyen de subsistance. Un parcours qui illustre le dilemme de nombreux jeunes Guinéens.

 

Un atelier devenu quotidien

Dans un petit atelier marqué par la poussière, le bruit des outils et l’odeur du bois, il s’affaire avec concentration. Un marteau à la main, il travaille sur une planche, mesure, ajuste et assemble avec précision. Chaque geste témoigne d’une habitude acquise au fil des années.

Son histoire avec ce métier remonte à 2018. À l’époque, il poursuit encore ses études, mais les difficultés financières compliquent son parcours scolaire. Faute de soutien suffisant, il décide de se lancer dans cette activité afin de gagner un peu d’argent et de prendre en charge une partie de ses frais de scolarité.

 

Concilier l’école et le travail

Pendant plusieurs années, il parvient à concilier les deux. Les journées sont longues, partagées entre les cahiers et l’atelier. Malgré la fatigue, il continue de croire que l’école lui permettra de construire un avenir différent.

Mais en 2023, son parcours scolaire prend un autre tournant. Il échoue au baccalauréat. Une déception qui bouleverse ses projets.

Plutôt que de reprendre le chemin de l’école, il choisit de se consacrer entièrement à son métier.

« Au début, je faisais ce travail pour pouvoir payer mes frais scolaires. Après mon échec au bac, j’ai décidé d’arrêter les études et de continuer à travailler pour subvenir à mes besoins et aider ma famille », confie-t-il.

Quand le travail prend le relais de l’école

Depuis, l’atelier est devenu son quotidien. De simple activité destinée à financer ses études, le métier s’est transformé en véritable source de revenus. Chaque journée de travail représente pour lui une occasion de gagner de quoi vivre, mais aussi de participer aux dépenses de sa famille.

Derrière son apparente assurance se dessine pourtant le parcours d’un jeune dont les ambitions scolaires ont été freinées par les réalités économiques.

Son histoire illustre le dilemme auquel sont confrontés de nombreux jeunes : poursuivre leurs études malgré les difficultés ou entrer rapidement dans la vie active pour répondre aux besoins immédiats de la famille.

Aujourd’hui, il ne regarde plus seulement son métier comme une solution provisoire. Il y voit aussi un savoir-faire qui lui permet de rester debout et de construire, à sa manière, son avenir. Là où l’école s’est arrêtée, le travail a pris le relais.

 

Tata Traoré, stagiaire pour Laguinee.info

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