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Des parapluies cassés, un métier et une volonté : le quotidien d’Abdoulaye, porteur de handicap

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À Kaloum, Abdoulaye Diallo exerce depuis 2011 un métier peu courant : la réparation de parapluies. Installé dans les rues du centre-ville, il se déplace chaque matin depuis Coléah à moto avec ses outils. Une activité qui lui permet de subvenir à ses besoins grâce à son propre savoir-faire.

 

Chaque matin, le même trajet. Abdoulaye Diallo quitte Coléah, enfourche sa moto et prend la direction de Kaloum. Avec lui, ses outils de travail. Une fois arrivé, il s’installe et attend les clients qui viennent lui confier leurs parapluies endommagés.

Pinces, ciseaux et fils d’attache constituent l’essentiel de son matériel. À l’aide de ces outils, il effectue les réparations nécessaires pour permettre aux parapluies abîmés de retrouver leur utilité.

« J’ai commencé à faire ce métier depuis 2011. J’habite à Coléah et chaque matin, je viens en ville pour attendre mes clients. C’est ici que je me débrouille pour mon gagne-pain », raconte Abdoulaye Diallo.

Une activité née des difficultés

Le jeune homme explique que son parcours professionnel n’a pas été simple. Il affirme que son handicap a influencé son choix de métier.

« Au début, ça n’a pas été facile pour moi. Mon handicap m’a poussé à faire ce métier. À la maison, je fais aussi de la cordonnerie », précise-t-il.

En parallèle de la réparation des parapluies, Abdoulaye pratique donc également la cordonnerie à domicile. Ces activités constituent pour lui des moyens de travailler et de répondre à ses besoins.

À Sandervalia, certains clients connaissent désormais son travail. Une cliente témoigne de la confiance accordée à l’artisan.

« Il est vraiment courageux. Dans le marché de Sandervalia, il est connu pour son bon travail. Nous préférons lui donner notre travail pour qu’il puisse avoir quelque chose entre les mains », témoigne-t-elle.

Un savoir-faire à développer

Abdoulaye souhaite aujourd’hui renforcer son activité. Il espère bénéficier d’un accompagnement qui lui permettrait de développer davantage son travail et d’aider, à son tour, d’autres personnes en situation de handicap à apprendre un métier.

Dans les rues de Kaloum, il continue ainsi de travailler au quotidien. Avec ses outils et son expérience, il tente de faire de la réparation de parapluies une véritable source de revenus.

Mamadou Alimou Barry, stagiaire pour Laguinee.info

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