À Tombolia, Fakô Yansané essaie de composer avec une situation qui l’accompagne depuis sa naissance. Né en 2005 avec une malformation au niveau de ses parties intimes, le jeune homme a longtemps poursuivi ses études malgré les douleurs. Aujourd’hui, il a dû les arrêter. Son père, préoccupé par sa situation, cherche des moyens pour lui permettre de bénéficier d’une prise en charge.
Assis aux côtés de ses proches, Fakô raconte un quotidien qui a progressivement changé. Lorsqu’il était encore à l’école, les douleurs l’obligeaient déjà à rester parfois à la maison.
« Avant, j’étudiais. Je suis allé jusqu’en 6e année, mais à chaque fois que je ressentais des douleurs, je restais à la maison. Actuellement, j’ai tout arrêté parce que la douleur devient très atroce », témoigne-t-il.

Pour son père, N’Famoussa Yansané, cette situation remonte à la naissance de son fils. Il explique que la malformation est visible au niveau de ses parties intimes.
« Il est né en 2005 avec une déformation au niveau de ses parties intimes. En le voyant, on dirait qu’il n’a pas de sexe. Il en a un tout petit, mais qui ne peut pas être identifié comme sexe féminin ou masculin », explique-t-il.
Un quotidien de plus en plus difficile
L’arrêt des études a également changé les habitudes de Fakô. Il ne peut plus mener certaines activités comme auparavant et dit passer davantage de temps seul.
« Je me sens très mal dans cet état, car je ne peux ni étudier ni jouer avec mes amis. Je suis seul », confie-t-il.
Malgré cette situation, Fakô garde surtout l’espoir de recevoir une aide. Il reconnaît les efforts de son père pour trouver une solution.
« Mon père a tout fait pour me soigner, mais il n’a pas les moyens. S’il vous plaît, aidez-moi », demande-t-il.
Le père à la recherche d’un soutien
N’Famoussa Yansané affirme avoir essayé de trouver une solution pour son fils. Mais le médecin qui devait s’occuper de Fakô serait actuellement en déplacement.
« Le docteur qui devait s’occuper de lui a voyagé et moi, je n’ai aucun moyen pour l’aider. C’est pourquoi je lance un appel à chaque personne qui verra la photo de mon fils. Je le prie de m’aider », explique-t-il.
Dans cette famille, la préoccupation est désormais de trouver une solution pour Fakô. Lui souhaite surtout pouvoir reprendre une vie plus proche de celle qu’il menait avant l’aggravation de ses douleurs, notamment retrouver le chemin de l’école et passer du temps avec ses amis.
Pour son père, l’aide de personnes de bonne volonté pourrait permettre à son fils d’avancer vers une prise en charge.
Mariame Keïta et Alhassane Sylla, stagiaires pour Laguinee.info





