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Or en Guinée : la transformation locale de l’or au cœur d’une stratégie de souveraineté économique

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La décision des autorités guinéennes d’imposer le raffinage de l’or sur le territoire national marque un tournant dans la politique minière du pays. Derrière cette mesure, les autorités mettent en avant une volonté de rupture avec un modèle jugé peu bénéfique pour l’économie nationale.

« Pendant des décennies, la Guinée a figuré parmi les terres les plus riches du continent africain. Pourtant, elle est restée confrontée à la pauvreté », a rappelé le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République, pour situer le contexte de cette réforme.

Selon les autorités, une grande partie de l’or extrait du sous-sol guinéen quittait le pays à l’état brut, limitant les retombées économiques locales. « Chaque jour, notre or quitte le sous-sol guinéen à l’état brut. Il est transporté vers des raffineries étrangères où il est transformé, certifié et valorisé », a souligné le chef de l’État.

Dans cette logique, la réforme vise à repositionner la Guinée dans la chaîne de valeur mondiale de l’or. « La Guinée ne se contentera plus d’être un simple fournisseur de matières premières destinées aux usines du reste du monde », a déclaré Mamadi Doumbouya, insistant sur la nécessité de capter davantage de valeur ajoutée sur place.

L’orientation annoncée prévoit désormais que toute la production aurifère soit transformée localement avant exportation. « Désormais, l’or extrait de notre sous-sol sera transformé ici, sur notre territoire. L’or guinéen sera fondu en Guinée, certifié en Guinée et valorisé en Guinée avant son exportation vers les marchés internationaux », a-t-il précisé.

Cette réforme introduit également une mesure stricte : l’interdiction de l’exportation de l’or brut. « À partir de maintenant, tout l’or produit dans les mines guinéennes devra être raffiné à Conakry avant son exportation », a indiqué le président, ajoutant que « l’exportation de l’or brut sera formellement et définitivement interdite ».

Sur le plan du contrôle, les autorités annoncent un durcissement du cadre réglementaire. « Tout opérateur qui violera cette orientation stratégique s’exposera à des sanctions sévères », a averti le chef de l’État, évoquant notamment la suspension d’agréments et la remise en cause de conventions minières.

Cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de réorganisation du secteur extractif, avec pour objectif affiché une meilleure maîtrise des ressources naturelles et une augmentation des revenus issus de l’exploitation minière.

Laguinee.info

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