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Contentieux électoral : le Bloc Libéral contre-attaque après l’arrêt de la Cour suprême : « L’honneur exige la vérité »

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Trois jours après l’arrêt rendu par la Cour suprême sur son recours électoral, le Bloc Libéral (BL) est sorti de son silence. Dans une déclaration intitulée « L’honneur exige la vérité », le parti conteste vigoureusement plusieurs affirmations contenues dans la décision de la haute juridiction et annonce la publication prochaine de l’ensemble des pièces qu’il affirme avoir produites devant la justice.

Au cœur de la polémique figurent certains passages de l’arrêt du 19 juin 2026, dans lesquels la Cour suprême estime que les griefs formulés par le parti n’étaient pas suffisamment étayés.

Selon la déclaration du Bloc Libéral, l’arrêt indique notamment :

« Les allégations du Bloc Libéral étaient formulées de manière générale et abstraite… Le recours ne précisait ni les circonscriptions concernées, ni les bureaux de vote ou centres de population où les irrégularités auraient eu lieu. Pire, aucun procès-verbal, aucun relevé de résultats, document de centralisation ni autre élément probant n’a été produit pour établir matériellement l’existence des irrégularités alléguées ou pour en apprécier l’incidence sur les résultats proclamés. »

Pour le parti, cette appréciation va au-delà du simple rejet de son recours.

« Une telle affirmation ne constitue pas seulement le rejet d’un recours. Elle revient, de fait, à dire que les nombreuses déclarations faites par le Bloc Libéral devant la presse, notamment lors de la conférence du mercredi 17 juin, relevaient du mensonge, de l’invention ou de la manipulation », affirme le communiqué.

Le Bloc Libéral considère qu’une telle accusation porte atteinte à sa crédibilité politique.

« Une accusation aussi lourde ne peut rester sans réponse. Le Bloc Libéral se doit de laver son honneur. Il le fera non pas par des insultes, ni par des invectives, mais par la vérité des faits », soutient la formation politique.

Le parti affirme par ailleurs que les conclusions de la Cour suprême seraient incompatibles avec le contenu du dossier qu’il dit avoir déposé.

« Car les affirmations contenues dans l’arrêt sont en contradiction flagrante avec le contenu même de la Requête et les pièces produites », écrit le BL.

Pour étayer sa position, le parti cite plusieurs pièces qu’il affirme avoir jointes à son recours.

« La pièce n°1 du dossier comporte deux cent deux (202) copies de procès-verbaux des Commissions Administratives de Centralisation des Votes (CACV) jointes à la Requête en annexe. Ces procès-verbaux identifient précisément les circonscriptions concernées et constituent des documents officiels de centralisation », précise la déclaration.

Le Bloc Libéral évoque également une autre pièce figurant dans son dossier.

« La pièce n°7, quant à elle, contient un tableau détaillé des communes dont les procès-verbaux ont été retrouvés, collectés et pris en compte dans la Requête. Elle établit de manière claire et méthodique l’origine des données utilisées », affirme le parti.

À partir de ces éléments, le BL remet en cause l’analyse retenue par la haute juridiction.

« Comment peut-on alors soutenir qu’aucun procès-verbal, aucun document de centralisation ni aucun élément probant n’a été produit alors que les accusés de réception existent et font foi ? », s’interroge le communiqué.

Le parti affirme toutefois vouloir aborder le débat sur un terrain factuel.

« Cette question mérite d’être posée, non dans l’émotion, mais dans la sérénité et le respect de l’intelligence des Guinéens », poursuit-il.

Dans cette perspective, le Bloc Libéral annonce la diffusion prochaine d’un documentaire consacré à cette affaire.

« Parce qu’il s’agit d’une question de vérité, mais aussi d’une question d’honneur, le Bloc Libéral rendra public, dans les jours à venir, un documentaire factuel, pédagogique et minutieusement documenté avec le contenu intégral de la Requête et les pièces jointes. Le public pourra se faire sa propre opinion sur la véracité des faits », indique la déclaration.

Selon le parti, ce travail reposera exclusivement sur les documents versés au dossier.

« Ce travail ne reposera ni sur des commentaires ni sur des interprétations. Il présentera tout simplement les pièces du dossier, les procès-verbaux, les tableaux de centralisation, les correspondances et les éléments matériels produits devant la justice, notamment la Cour Suprême », promet le BL.

La formation politique dit vouloir laisser les citoyens juger eux-mêmes des éléments qui seront rendus publics.

« Chaque citoyen, chaque observateur, chaque homme et femme épris de paix, de vérité et de justice pourra alors se faire sa propre opinion », affirme le communiqué.

En conclusion, le Bloc Libéral présente cette démarche comme une défense de son honneur et de sa version des faits.

« Dans une République digne de ce nom, les faits ne doivent jamais être dénaturés et la vérité doit toujours avoir le dernier mot. L’honneur d’un parti politique se mesure à sa capacité à défendre la vérité. Et lorsque celle-ci est mise en cause, il ne reste qu’une seule voie : présenter les éléments de preuves et laisser le peuple en apprécier librement et faire son propre jugement », soutient le parti.

Avant de conclure par une formule qui résume l’esprit de sa déclaration :

« Car, en définitive, les arrêts de justice appartiennent aux juridictions. Mais la vérité, elle, appartient à l’Histoire. »

 

Laguinee.info

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